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Fongicides

Bayer mise sur le biocontrôle

Lundi 24 juillet 2017 par Christelle Stef

'Au delà du soufre, il y a une vraie difficulté pour introduire des produits de biocontrôle dans les programmes', a expliqué Jean-Luc Dédieu, le chef marché vigne chez Bayer
'Au delà du soufre, il y a une vraie difficulté pour introduire des produits de biocontrôle dans les programmes', a expliqué Jean-Luc Dédieu, le chef marché vigne chez Bayer - crédit photo : Christelle Stef
Ce 20 juillet, lors d’une visite d’essais dans le bordelais, la société Bayer a présenté deux nouveaux produits de biocontrôle qu’elle est en train de développer.

« 16 % des hectares (en développé) traités avec des fongicides le sont avec des produits de biocontrôle. Or  99 % de ces 16 %, le sont avec du soufre. Au-delà du soufre, il y a donc une vraie difficulté pour introduire les produits de biocontrôle dans les programmes », a expliqué Jean-Luc Dédieu, le chef marché vigne de la société Bayer, le 20 juillet lors d’une visite d’essais que la firme avait organisé au château La Bertinerie à Cubnezais en Gironde.

Selon lui, le développement du biocontrôle doit passer par un accompagnement des viticulteurs car leur priorité « reste d’assurer la récolte », a-t-il insisté.

Une stratégie en deux temps

La stratégie de la firme consiste donc à mettre d’abord au point des outils permettant d’assurer un positionnement optimal des produits de biocontrôle dans les programmes, puis seulement  de faire homologuer les produits.

La firme travaille ainsi sur le projet BF 507, un produit de biocontrôle pour lutter contre l’oïdium, à base de Bacillus pumilus souche QST 2808. Son homologation est attendue en 2018. Ce produit devrait s’appliquer à la dose de 5 l/ha. Il sera formulé sous une forme liquide (SC). « Il agit en préventif. Nous le recommanderons soit en début, soit en fin de programme, mais en aucun cas au moment de la floraison, la période où le risque oïdium est le plus élevé », a expliqué Jean-Luc Dédieu. Pour optimiser son positionnement, Bayer compte sur Movida, un outil qui permet de prévoir le risque oïdium. Dernièrement, Bayer a amélioré ce modèle grâce à la qPCR. Il s’agit d’une analyse de l’ADN qui permet de détecter de manière très précoce – bien avant l’apparition des symptômes visuels – la présence de spores d’oïdium sur une feuille. Cette évolution permet ainsi de caler plus précisément le positionnement du premier traitement.

Un antibotrytis attendu pour 2019

Bayer travaille également sur le projet BF 501, un antibotrytis de biocontrôle à base de Bacillus subtilis. « Il s’agit de la même souche que celle présente dans Serenade Max », a précisé Jean-Luc Dédieu. Mais la formulation sera différente : un liquide (SC) au lieu d’une poudre. De plus elle sera enrichie en lipopeptides, les composés qui détériorent la membrane des cellules. Son homologation est attendue pour 2019. Là encore pour optimiser son positionnement, Bayer va intégrer dans Movida un outil de prévision des risques de botrytis en postvéraison qui a été développé par l’Inra. « Le BF 501 sera à positionner au plus près des alertes botrytis qui seront lancées par le modèle entre la véraison et la récolte », a détaillé Jean-Luc Dédieu.

Deux nouveautés à venir aussi en conventionnel

Bayer a également présenté deux nouveautés conventionnelles qui seront lancées prochainement. Pour la prochaine campagne, la firme attend ainsi l’homologation du F434, un antioïdium qui se composera de 75 g de fluopyram et de 200 g de spiroxamine. Il devrait s’appliquer à la dose de 1 l/ha et aura une persistance d’action de 21 jours quel que soit l’historique de la parcelle. Il se positionnera en préventif mais il dispose toutefois d’une action curative liée à la spiroxamine.

Bayer a aussi présenté le F 438, un antimildiou à base de 20 % de fosétyl-Al et de 15 % de sulfate de cuivre tribasique. Ce produit vient d’obtenir son AMM (autorisation de mise sur le marché) et sera vendu sous la marque Pangolin DG. Sa dose homologuée est de 5 kg/ha mais si la pression est faible voire très faible, elle pourra être réduite à 4 ou 3 kg. Sa persistance d’action est de 10 à 12 jours.

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