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Copeaux de chêne

Protea innocentée de toute falsification d’élevage de vins

Mercredi 07 juin 2017 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 13/06/2017 16:23:16

Inscrit sur les sachets de poudre, l'avertissement de Protea est martelé auprès de tous les acheteurs. « On ne veut plus d’affaires comme ça ! » s’exclame William Hosteing.Inscrit sur les sachets de poudre, l'avertissement de Protea est martelé auprès de tous les acheteurs. « On ne veut plus d’affaires comme ça ! » s’exclame William Hosteing. - crédit photo : Protea France
Poursuivie par la DGCCRF, l’entreprise charentaise vient d’être relaxée. L'Etat lui reprochait une vente de poudre de chêne pour une utilisation œnologique illégale.

Être poursuivi devant la justice pour « possession et mise à disposition de produits propres à la falsification de denrées alimentaire », « il est inutile de dire que cela est allé un peu loin » soupire William Hosteing, le président de Protea France. Soulagé de recevoir ce 7 juin sa relaxe, le producteur charentais de bois œnologiques reste dépité par trois années de procédure devant la justice. Il faut dire que pour lui, l’affaire se résume simplement : « on me tient responsable des mauvaises pratiques d’un client de l’un de mes clients ».

Contrôlé en 2014, Protea a en effet été poursuivi par la Répression des Fraudes (DGCCRF) pour avoir commercialisé des poudres de chênes. Sous produit de la fabrication de copeaux, les poudres de chêne ne sont pas autorisées pour les vins. Elles se trouvent pourtant avoir été utilisées sur des vins par un client bordelais d’un revendeur girondin de Protea. Malgré la réglementation donc. Et surtout malgré un message clair d’interdiction sur ses sachets, martèle William Hosteing.

Avertissement

L’étiquette de ses poudres précise qu'il s'agit d'un « produit non-conforme à la réglementation CE n°606-2006 ». Mais selon les Fraudes, à rendre disponible ces produits à des vignerons, Protea France a enfreint ladite réglementation européenne sur les copeaux de bois. Celle-ci stipule que pour être utilisés en œnologie, « les dimensions des particules de bois doivent être telles qu’au moins 95 % en poids soient retenus par le tamis dont les mailles sont de 2 mm (soit 9 mesh) ».

Avant d’être relaxé, William Hosteing avait déjà raffermi son discours d’avertissement à ses consommateurs, pour ne pas utiliser ses poudres dans le vin. À noter que si Protea a conservé son revendeur girondin, qui a été condamné (après avoir plaidé coupable), ce dernier ne lui achète plus de poudres.

Chiffre clés

Basée à Gensac-la-Pallue, l’entreprise emploie huit salariés et réalise un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros (à 70 % en France). Moins 2 % de son activité est due aux poudres de chêne : « vendus sans marge » conclut William Hosteing.

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