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Vignes de Cognac

Le parlement européen coupe les ailes des vautours

Mardi 16 mai 2017 par Alexandre Abellan

En 2016, les 'vautours' ont acheté l'équivalent de 238 hectares de vigne dans d'autres bassins pour les transférer en Cognac (138 ont été effectivement plantés).En 2016, les 'vautours' ont acheté l'équivalent de 238 hectares de vigne dans d'autres bassins pour les transférer en Cognac (138 ont été effectivement plantés). - crédit photo : Pixabay - Klausdie
Avec le statut de vignoble apte à la production d'eaux-de-vie sous Indication géographique, le vignoble charentais compte clouer au sol toute velléité de transfert de plantation.

Nouveau clou dans le cercueil des transferts de plantation : le parlement européen vient de réintégrer le statut de vignobles aptes à la production d'eaux-de-vie de vin dans la Politique Agricole Commune (PAC). Concrètement, cet amendement leur donne les mêmes restrictions à la replantation qu’aux AOP et IGP. Proposés par le Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC), ces « correctifs réglementaires » doivent définitivement rendre étanche le vignoble charentais aux transferts d’autorisation de plantation venant d’autres bassins.

S’inscrivant dans la renégociation financière à mi-parcours de la PAC (et de l’Organisation Commune du Marché vin, l’OCM vin), cet amendement a été adopté en séance plénière. Il doit désormais être validé lors des négociations du trilogue européen (soit la Commission, le Conseil des ministres et le Parlement). Ces discussions devraient se tenir en juin prochain, pour un accord attendu fin 2017. Et une mise en place dès 2018 espère la filière charentaise, qui souligne que le plus dur reste à faire : convaincre l’administration bruxelloise.

Plan A, plan B

Après l’arrêté français paru fin février, cette nouvelle avancée réglementaire marque une nouvelle victoire pour les eaux-de-vie charentaises. En parallèle du travail sur ce règlement financier « omnibus », Cognac travaille également sur un plan B : un alignement réglementaire sur le traité de Lisbonne (cliquer ici pour en savoir plus). Cette dernière piste ne devrait aboutir qu’après 2018. Quoi qu’il en soit, le portefeuille d’autorisations de plantation sera de nouveau commun à l’ensemble des productions charentaises en 2017 (Cognac, Pineau, vins de Pays et vins sans IG).

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