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Pourquoi il faut sauver le soldat Bordeaux

Vendredi 10 mars 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

Moins de 1 euro : c’est le prix d’un Bordeaux vendu en promotion par l’enseigne Carrefour. Nuançons d'emblée : le prix de base du vin est correct avant l'application du rabais à certains clients et le négoce n’y est pour rien, c’est l’enseigne qui finance la promotion sur ses fonds marketing. Cependant, avec ce prix, la grande distribution a rompu avec un code de bonne conduite qui protège l’AOC de prix trop cassés. Dans cette affaire, la stratégie de montée en gamme des AOC doit prendre une part de ses responsabilités : avec une économie nationale qui a flirté avec la déflation ces dernières années, augmenter les prix était un pari risqué. D’autant que Bordeaux souffrait sur la même période d’un bashing, dégradant son image. Mais, il n’en reste pas moins que cette promotion doit être reçue comme une alerte rouge pour toutes les AOC de France. Il y a urgence à sauver Bordeaux et son image. Sinon, les questionnements de la fin des années 2000 vont refaire surface. C’était un temps où l’on s’offusquait du Champagne à moins de 10 euros. Cette promotion est désormais passée dans les moeurs…

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