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Assemblée générale

La Savoie veut s'attaquer à la problématique phytos

Mercredi 22 février 2017 par Juliette Cassagnes

A gauche, Patrice Jacquin, président de la Chambre d'agriculture de Savoie Mont-Blanc, à droite, Michel Quenard, président du syndicat des vins de Savoie
A gauche, Patrice Jacquin, président de la Chambre d'agriculture de Savoie Mont-Blanc, à droite, Michel Quenard, président du syndicat des vins de Savoie - crédit photo : J.Cassagnes
Comme dans les autres vignobles, l'utilisation des produits phytosanitaires est devenu un enjeu prioritaire pour les responsables professionnels de Savoie, qui l'ont largement évoqué lors de l'Assemblée générale du syndicat ce 17 février 2017.

L'utilisation des produits phytosanitaires - leur quantité et les problèmes posés par leurs traitements - a été au cœur des sujets abordés lors de l'assemblée générale du syndicat des Vins de Savoie ce vendredi 17 février 2017, à Chignin. C'est même, pour son président, le « second enjeu » pour le vignoble, après celui des Crémant : « Nous devons être leader sur l'environnement ; il faut mieux communiquer sur l'évolution de nos pratiques, mais il faut aussi accentuer nos efforts pour en diminuer l'usage », a déclaré Michel Quenard, à l'assemblée présente.

Des propos aussitôt confirmés par Patrice Jacquin, président de la Chambre d'agriculture de Savoie-Mont-Blanc : « C'est un enjeu majeur pour notre filière dans les dix prochaines années... Un enjeu sociétal et de santé public, environnemental, réglementaire et aussi économique. Nous allons devoir nous réunir, discuter, travailler ensemble sur ce sujet... ».

Des MAE pour réduire les IFT

Les deux élus ont notamment insisté auprès des viticulteurs sur l'importance d'être « vigilant vis-à-vis du respect de la réglementation sur les traitements phytosanitaires, d'avoir un comportement citoyen vis-à-vis de ses riverains ». « Chacun peut communiquer avec eux, pour leur donner plus d'explications, sur nos modes d'intervention », a conseillé Patrice Jacquin. La problèmatique des produits phytosanitaires est aussi importante vis-à-vis de l'image donnée aux consommateurs et à l'export, notamment vers les Etats-Unis ou le Canada, « des marchés qui commencent à s'intéresser à la question, à la façon dont sont traitées les vignes », a ajouté celui-ci.

Si pour l'instant aucune décision n'a été prise concernant un engagement collectif dans une démarche environnementale du type HVE, Michel Quenard a néanmoins annoncé que la réflexion était actuellement en cours au sein du syndicat.

Pour tenter de diminuer dans l'immédiat la quantité de produits utilisés, de nouvelles mesures agro-environnementales (MAE) vont être lancées par la Chambre d'agriculture, financées par les collectivités territoriales. Elles ont pour but d'aider les viticulteurs à réduire leurs Indices de fréquence de traitement (IFT). Le vignoble savoyard détient des indices records, dépassant largement la moyenne nationale et devançant même la Champagne. En 2015, l'IFT « hors herbicide » calculé était de 20 et l'IFT « Herbicide » de 2.

Des réunions d'informations à leur intention seront organisées d'ici fin février 2017. « Un maximum de viticulteurs doit y participer », a déclaré Patrice Jacquin.

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