Festivités bourguignonnes

Coup de projecteur sur Mercurey, à l'occasion de la Saint-Vincent 2017

Mardi 24 janvier 2017 par Juliette Cassagnes

Mercurey sera la village où sera célébrée la 73eme édition de la Saint-Vincent tournante; environ 50000 personnes sont attendues
Mercurey sera la village où sera célébrée la 73eme édition de la Saint-Vincent tournante; environ 50000 personnes sont attendues - crédit photo : DR
La Bourgogne organise en cette fin de semaine la traditionnelle Saint-Vincent tournante. Cette année, c'est à l'appellation Mercurey que revient d'organiser cette fête traditionnelle, la 73eme du genre. L'occasion de mettre un coup de projecteur sur cette dernière.

Ce samedi 28 et dimanche 29 janvier 2017 aura lieu à Mercurey (Saône-et-Loire) la Saint-Vincent tournante. C'est la troisième fois de son histoire que le syndicat de l'appellation l'organisera, la dernière en date remontant à 1985. Un syndicat présidé depuis 2014 par Amaury Devillard, propriétaire du Château de Chamirey (Mercurey) et des domaines des Perdrix (Nuits Saint Georges) et de la Ferté (Givry). Pour évoquer son appellation, dont il est très fier, l'élu professionnel aime à rappeler la plus grande « accessibilité » tarifaire de ses vins rouges, par comparaison à ceux du département voisin de la Côte-d’Or. « Nous bénéficions d'un excellent rapport qualité prix par rapport aux vins de la Côte-d’Or. Les prix d'un village se situent entre 10 et 20 €, celui d'un grand cru entre 20 et 30 € ».

Avec 642 ha de vignes et 85 % de cette surface plantée en Pinot noir, elle est même la plus étendue des appellations rouges de la région. Mais comme ailleurs en Bourgogne, une tendance vers le « blanchiment » du vignoble est constatée ces dernières années, avec +13 % des surfaces en 5 ans, tirés par la demande en vins blancs bourguignons.

À terme, 24 % de la surface classée en premiers crus

Économiquement, Mercurey se porte très bien : « Les stocks à la propriété n'ont jamais été aussi bas, toute la récolte est vendue dans l'année », témoigne Amaury Devillard. Un succès permis, selon lui, par les efforts consentis pour accroître la qualité des vins produits, efforts débutés dès les années 1950, avec la baisse des rendements et l'optimisation de la maturité. Ce travail a permis « une montée en gamme qualitative, qui s'est accélérée ces dix dernières années ». Les 32 climats classés en premiers crus, soit 142 ha, devraient, par ailleurs, être prochainement enrichis d'une quinzaine d'hectares supplémentaires. Les parcelles concernées sont en attente d'un classement par l'Inao, fruit d'une demande commencée en 2008. Cela ferait passer à 155 ha la surface de premiers crus, soit 24 % du vignoble de Mercurey.

"Une bonne cohésion entre les vignerons"

Autre particularité : ce vignoble a su rester aux mains de domaines familiaux, une soixantaine environ, entre lesquels règne une « très bonne cohésion » : des réunions techniques entre vignerons sont organisées, où l'on s'échange de l'information, on se conseille, ou encore la création d'un caveau commun de dégustation il y a quelques années, « le Caveau divin » « Un lieu devenu le point de rassemblement des vignerons, qui aiment s'y retrouver ». Autre projet collectif qui devrait voir le jour : la construction d'un bâtiment mutualisé pour y accueillir le matériel des viticulteurs de la commune.

Dans les années à venir, le syndicat a également la volonté de développer l'œnotourisme pour accroître sa notoriété. Une montgolfière a par exemple été achetée en 2015 pour organiser des vols au-dessus du vignoble. L'ODG réfléchit aussi à la création de circuits pédestres et vélos dans les vignes. Mais dans l'immédiat, le responsable professionnel, qui souhaite profiter de la Saint-Vincent pour mettre un grand coup de projecteur sur son appellation, a prévu un survol de celle-ci, mais cette fois en dirigeable, à bord duquel des caméras de télés française et chinoise seront embarquées.

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