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Réaction au boycott

Le vignoble sud-africain se préocuppe de ses conditions de travail

Vendredi 02 décembre 2016 par Alexandre Abellan

« VinPro confirme sans équivoque que le respect de la loi est non-négociable pour tous ses membres » martèle Rico Basson.
« VinPro confirme sans équivoque que le respect de la loi est non-négociable pour tous ses membres » martèle Rico Basson. - crédit photo : VinPro
Après un documentaire danois au vitriol sur les abus dont sont victimes des travailleurs viticoles, la province du Cap propose un plan raffermissant ses exigences et contrôles.

Cette fin novembre, « le Département National du Travail, l’association viticole VinPro, l’Initiative pour une Agriculture et une Viticulture Ethiques (WIETA) et l’ONG Fairtrade se sont alliés avec le département agricole du Cap pour résoudre d’un même front les challenges que rencontrent les domaines viticoles » annonce un communiqué collectif. Ce plan d’action ferait suite à une enquête du Département National du Travail qui « rapporte des conditions de travail inacceptable dans certains domaines » précisent les signataires. Qui se gardent bien de faire un lien direct avec la récente diffusion en Scandinavie du documentaire Raisins amers, l’esclavage dans les vignobles réalisé par Tom Heinemann.

Biais

Comme son titre l’indique, le reportage dénonce des dérives d’un autre âge dans la filière sud-africaine, ce qui a conduit à un boycott de leurs vins dans certaines enseignes nordiques. « Nous maintenons que les démarches opportunistes de syndicats et de médias, comme celle du journaliste danois Tom Heineman, ne profitent à personne. La coopération et le partage d’informations correctes devraient être le seul chemin pour avancer » va jusqu’à asséner le directeur général du syndicat VinPro, Rico Basson.

Continuant de rejeter un documentaire biaisé, le représentant du vignoble défend les systèmes existants de protection du personnel et souligne les efforts réalisés. Tout en reconnaissant que toute dérive individuelle ne peut être tolérée, dès lors qu’elle peut nuire à l’image de l’ensemble du vignoble. Pour le réalisateur du documentaire, son objectif de faire bouger les lignes semble en bonne voie.

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