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Packaging

Favini déploie son étiquette à base de peaux, pépins et rafles de raisin

Jeudi 10 novembre 2016 par Alexandre Abellan

Spécialiste de la production de papier à partir de déchets, le groupe Favini a lancé dès les années 1990 la gamme Shiro Alga Carta, en récoltant des algues de la lagune vénitienne (la collecte se fait désormais en Bretagne).
Spécialiste de la production de papier à partir de déchets, le groupe Favini a lancé dès les années 1990 la gamme Shiro Alga Carta, en récoltant des algues de la lagune vénitienne (la collecte se fait désormais en Bretagne). - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
S’inscrivant dans une tendance éco-responsable de fond pour l’emballage, le fournisseur italien lance sa gamme d’étiquettes biosourcées à partir de co-produits de la vigne et du vin.

Dans la papeterie, « le concept de réutilisation des matières peut se décliner sur les algues, la bagasse, les bambous, le maïs, l’écorce d’orange, les coquilles de noisette… Et le moût de vins » pose Marc Boudalil, responsable France pour le groupe italien Favini, ce 10 novembre, lors d’une conférence sur le packaging à Dionysud. Initialement développée pour la maison de champagnes Veuve Clicquot Ponsardin (groupe LVMH), la gamme d’étiquettes Crush est désormais disponible sur le marché. Avec une déclinaison auto-adhésive. Si le premier essai avec les moûts champenois montait l’intégration de déchets viticoles à 25 % (en remplacement de fibres vierges), la gamme Crush en comprend actuellement 15 % (de peaux, pépins et rafles issus du vignoble italien).

Discours engagé

S’inscrivant dans meilleure gestion des ressources forestières, cette innovation répond à une réorientation de fond dans l’emballage : l’éco-conception. « La green attitude est une tendance lourde. Les habitudes d’achat tendent vers l’art de vivre écolo » confirme Denis Sergent, le responsable du Sud de France pour le bouchonnier Nomacorc (qui lance sa gamme Green Line, biosourcée et à empreinte carbone négative). Le tout étant d’assurer une performance technique au moins équivalente pour ces produits. « L’emballage donne tout son côté luxueux au vin. Les étiquettes doivent s’adapter à la clientèle ciblée et à l’historique du domaine » rappelle Aurélia Chalaguier, la directrice commerciale de l’imprimeur Alain Chalaguier.

Pour Favini, sa gamme Crush promet une résistance à l’humidité et une qualité conformes aux standards des papiers classiques. Et « contrairement aux papiers recyclés habituels, la gamme Crush n’est pas grise et permet d’être créatif » précise Marc Boudalil, qui ajoute que « les prix restent dans le marché, avec une accessibilité au plus grand nombre ». Lancée progressivement depuis cet été, cette gamme intéresse déjà nombre d’opérateurs hexagonaux. « C’est une approche militante, qui créée de la symbolique autour de la marque » conclut Marc Boudalil.

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