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Bourgogne

Une quantité de récolte moins catastrophique que prévu

Mardi 11 octobre 2016 par Juliette Cassagnes

Louis-Fabrice Latour et Claude Chevalier, respectivement président et président délégué du BIVB, annoncent une récolte finalement pas trop faible
Louis-Fabrice Latour et Claude Chevalier, respectivement président et président délégué du BIVB, annoncent une récolte finalement pas trop faible - crédit photo : J Cassagnes
A quelques semaines de la fin des vendanges 2016, le BIVB dresse un premier bilan. L'heure est globalement au soulagement après un démarrage qui faisait craindre le pire : la baisse du volume de récolte serait moins catastrophique que prévu.

La récolte 2016 de raisins en Bourgogne ne devrait pas être aussi maigrichonne que prévu. Selon les premières estimations communiquées par le BIVB, le volume global régional devrait se situer aux alentours de 1,15-1,2 millions d'hectolitres. Une quantité supérieure à la barre fatidique du 1 million d'hectolitres, que certains pensaient ne pas dépasser. La récolte 2016 serait donc en baisse de 30 % par rapport à la moyenne décennale, qui s'établit à 1,5 million d'hectolitres. Une « agréable surprise » pour les opérateurs, compte tenu de tous les événements climatiques qui se sont produits : gels, grêle, mildiou. « On ne s'en sort pas si mal et c'est un peu de soulagement ; de plus, les rendements en jus ont l'air plutôt corrects », a déclaré Louis-Fabrice Latour, président de l'interprofession, lors de la conférence de presse du 7 octobre 2016.

"Des rendements entre 2 et 10 hl/ha pour certains"

Pour les secteurs qui ont été impactés par les aléas climatiques, le bilan est évidemment moins positif, avec une récolte peu abondante, voire catastrophique. A Chablis par exemple. Le secteur le plus touché a perdu 50 % de sa récolte habituelle. « Pour certains viticulteurs, il n'y a rien à vendanger, pour d'autres, il est fréquent de rencontrer des rendements entre 2 à 10 hl/ha, surtout sur les blancs », a indiqué Claude Chevalier, président délégué.

En termes de qualité, là aussi, après un démarrage très « compliqué » du fait notamment des très fortes pressions de mildiou et de la mauvaise météo du printemps, le résultat semble finalement satisfaisant, grâce aux très bonnes conditions climatiques d’août et surtout de septembre. « Les maturités, degrés, entre 12 et 13°alc., la couleur, sont là ; ce sera un millésime de bonne qualité… Un grand millésime non, mais un beau, oui », a déclaré Louis-Fabrice Latour.

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