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Rencontre avec Le Foll

Une piste contraignante pour doper l’assurance récolte

Jeudi 22 septembre 2016 par Bertrand Collard

' Nous avons débattu des imperfections de l'assurance récolte et des moyens d'y remédier ', explique Jérôme Despey à la sortie du ministère de l'Agriculture, le 20 septembre
' Nous avons débattu des imperfections de l'assurance récolte et des moyens d'y remédier ', explique Jérôme Despey à la sortie du ministère de l'Agriculture, le 20 septembre - crédit photo : B. Collard
Faut-il conditionner le versement des aides OCM à la signature d’un contrat d’assurance récolte ? L’idée a été lancée le 20 septembre lors d’une réunion entre le ministre de l’agriculture et les principaux responsables de la filière viticole.

Le 20 septembre Stéphane Le Foll a reçu les principaux représentants de la filière viticole au ministère de l’agriculture à Paris. Parmi les sujets à l’ordre du jour : l’assurance récolte. « Nous avons débattu de ses imperfections, rapporte Jérôme Despey. Le niveau de la franchise est élevé et il faut 30 % de pertes pour déclencher l’assurance ».

Selon le président du conseil des vins de FranceAgriMer, les professionnels et l’administration ont déploré le peu de succès de cette assurance. Les discussions ont porté sur les moyens d’y remédier et d’encourager le plus grand nombre de viticulteurs à y souscrire.

« L’idée a été évoqué de conditionner les aides OCM au fait d’être assuré », rapporte Jérôme Despey. En clair, ne bénéficieraient des aides à la restructuration ou à l’investissement que les exploitations assurées. Mais aucune décision n’a été prise. « Ce fut juste un tour de table », assure Jérôme Despey.

Le ministre a rappelé qu’il a nommé deux inspecteurs généraux pour une mission sur l’assurance récolte en agriculture. Ils auditeront la filière viticole.

" Le ministre s’est aussi inquiété de savoir pourquoi la France n’occupe pas le segment des vins de table."

Autre sujet à l’ordre du jour : les vins sans IG. « Le ministre s’est inquiété de savoir pourquoi la France n’occupe pas ce segment. Il a demandé ce qu’il faut faire pour que ça se fasse », rapporte un participant.

Un débat récurrent s’est engagé. Le négoce a souligné qu’il fallait produire d’emblée des vins sans IG sur des vignobles dédiés et à hauts rendements. Il a soutenu qu’il n’est plus possible d’approvisionner ce segment par le repli de vins à indication géographique. Chiche a répondu la production : proposez-nous des contrats. « Si les vignerons sont séduits, ils partageront avec vous les opportunités et les risques ! » Et les choses en sont restées là.

Sur le terrain, le dialogue se poursuit. « Nous travaillons sur des bases de contrats », a assuré Serge Tintané président de l’Anivin de France, après la réunion.

Des vins sans IG à la concurrence des vins espagnols, il n’y avait qu’un pas. Mais là encore, les discussions semblent avoir rapidement tourné court. « Le ministre nous a demandé de lui apporter des éléments factuels sur les distorsions de concurrence sur les plans phytosanitaires et social », explique Jérôme Despey.

Autre point : le versement des aides OCM. Comme il est d’usage à cette époque de l’année, certains se sont inquiétés de savoir si toute l’enveloppe destinée à la France allait bien être utilisée avant la date limite fixée au 15 octobre. Le directeur de FranceAgriMer les a rassurés sur ce point affirmant que tout serait distribué à temps

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