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Vendange 2016

Maigre millésime en Val de Loire

Vendredi 16 septembre 2016 par Patrick Touchais

Le vignoble d’Anjou-Saumur devrait mieux s’en sortir. Le gel a été plus hétérogène. Pour ne pas léser ni les vignerons qui ont du volume dans leurs vignes, ni les marchés des AOC, les appellations de rosés et de bulles ont obtenu des dépassements individuels des rendements de base entre 3 et 5 hl/ha.
Le vignoble d’Anjou-Saumur devrait mieux s’en sortir. Le gel a été plus hétérogène. Pour ne pas léser ni les vignerons qui ont du volume dans leurs vignes, ni les marchés des AOC, les appellations de rosés et de bulles ont obtenu des dépassements individuels des rendements de base entre 3 et 5 hl/ha. - crédit photo : DR
C’est parti pour les premiers coups de sécateurs depuis le 12 septembre dans le Val de Loire. Après le gel, le mildiou et la sécheresse, le volume ne sera pas au rendez-vous. Quant à la qualité, rien n’est encore joué.

Ouf  Des semaines que les vignerons du Val de Loire guettaient le ciel, en espérant qu’enfin, les conditions climatiques leur deviennent un peu plus favorables. Après le gel, un printemps humide synonyme de mildiou, c’est la sécheresse qui a sévi tout l’été sur le vignoble. Avec soulagement, les producteurs ont vu arriver la pluie, les 13 et 14 septembre, alors que les toutes premières bennes rentraient dans les chais pour les vins mousseux, suivis le 15, par les muscadets. Les autres cépages devraient enchainer tranquillement, les grolleaux, les sauvignons puis les cabernets à la fin du mois.

Cette pluie providentielle – que tous espèrent temporaire – ne permettra cependant pas de sauver le millésime en terme de volume. Sur le plan qualitatif, il est encore trop tôt pour se positionner.

Dans le Pays Nantais, “le niveau de muscadet s’annonce historiquement faible, autour de 150 000 hl”, annonce la Fédération des vins de Nantes. En 2015, la récolte affichait plus de 415 000 hl.

Cette faible récolte sera amortie par les jolis vins 2015 qui sont en cave et qui vont permettre d’alimenter le marché sans à-coup”, se veut rassurant le président délégué de la Fédération, Olivier Martin.

"Selon nos prospectives, la récolte et le stock devront nous permettre de servir les marchés"

En remontant la Loire, le vignoble d’Anjou-Saumur devrait mieux s’en sortir. Le gel a été plus hétérogène. Pour ne pas léser ni les vignerons qui ont du volume dans leurs vignes, ni les marchés des AOC, les appellations de rosés et de bulles ont obtenu des dépassements individuels des rendements de base entre 3 et 5 hl/ha. Au final, la perte devrait osciller entre 10 et 20 % par rapport à une année moyenne. “Selon nos prospectives et nos échanges avec le négoce, la récolte et le stock devront nous permettre de servir les marchés. Donc pas de panique et pas de surchauffe sur les cours…”, a lancé Laurent Ménestreau, le président de la Fédération viticole de l’Anjou lors des réunions d’avant-vendanges.

Plus à l’est, le vignoble de la Touraine a été frappé sévèrement par le gel de printemps. Certaines AOC misent sur une demi-récolte, voire moins. En particulier les rouges (chinon, bourgueil, saint-nicolas de bourgueil). Il va falloir jouer sur les stocks, voire, tenter de profiter de la dérogation offerte par les Douanes cette année pour acheter de la vendange à des collègues plus chanceux.

 

 

 

 

 

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