Royaume-Uni

Un appel à rejoindre l’OIV, l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin

Vendredi 12 août 2016 par Alexandre Abellan

Concentré en Angleterre et dans le Pays de Galle, le vignoble du Royaume-Uni s’élève 2 000 hectares.
Concentré en Angleterre et dans le Pays de Galle, le vignoble du Royaume-Uni s’élève 2 000 hectares. - crédit photo : English Wine Producer
Ayant quitté "l’ONU du vin" en 2005, le vignoble anglais formule son désir de retrouver son siège. Pour conforter sa réputation, et son lobbying, de pays viticole émergent.

S’étant positionnée contre le départ du Royaume-Uni de l’Union Européenne, avant le référendum du Brexit, la filière anglaise des vins et spiritueux témoigne à nouveau de sa volonté d’ouverture, en souhaitant rejoindre l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV). Dans une lettre ouverte publiée sur le site de la critique Jancis Robinson MW, trois figures du vignoble demandent au Royaume-Uni de réintégrer l’OIV, « ce qui [lui] offrirait l’occasion de consolider sa crédibilité et son influence dans le reste du monde des producteurs de vin ».

Pour une poignée de livres sterling

Signée par John Corbet-Milward (directeur de la section vin de l’Association Anglaise des Distributeurs de Vins et Spiritueux, WSTA), le bordelais Chris Foss (le responsable du département vin du collège de Plumpton) et l’australien Peter Hayes (premier vice-président de l’OIV), cette tribune estime dérisoire le coût d’une adhésion à l’OIV par rapport au retour sur investissement. Rappelant que « le Royaume-Uni a quitté l’OIV en 2005, estimant le coût d'adhésion trop important. Alors que le pays était l’un des marchés les plus importants au monde pour le vin, et devrait donc jouer un rôle dans la construction de normes commerciales d’importance. »

Réunissant 46 états membres (pour 80 % de la production mondiale du vin), l’OIV détermine en effet un corpus réglementaire faisant référence. La Commission Européenne y puise ainsi sa législation pour la vigne et le vin. « Prendre part au processus de prise de décision de l’OIV aiderait les intérêts de la filière anglaise » posent les signataires de la lettre ouverte, faisant également la promotion des structures de mise en commun de R&D de l’OIV.

"Le coût de son adhésion est une modeste somme à cinq chiffres"

Cette demande de réadhésion a été récemment remise sur le devant de la scène par la journaliste et critique Jancis Robinson MW. « Les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, l’Inde et l’Azerbaïdjan sont membres. Pourquoi pas le Royaume-Uni ? » a-t-elle déclaré en mai dernier, en ouverture du Congrès International des Vins de Climats Frais (l’ICCWS).

En 2016, le coût d’adhésion de la Grande-Bretagne à l’OIV est estimée à 27 000 euros.

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