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Herbier viticole

Connaissez-vous ces plantes et leurs, probables, effets protecteurs ?

Mardi 12 juillet 2016 par Alexandre Abellan

Sur le salon Tech & Bio, l’Institut Français de la Vigne et du Vin propose des jeux sur la reconnaissance des plantes et huiles essentielles afin de sensibiliser les vignerons.
Sur le salon Tech & Bio, l’Institut Français de la Vigne et du Vin propose des jeux sur la reconnaissance des plantes et huiles essentielles afin de sensibiliser les vignerons. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
À l’occasion du salon Tech & Bio, un stand IFV proposait une approche ludique de la protection de la vigne par d’autres végétaux. Tour d’horizon de ces effets probables.
Allant des emblématiques ortie et prêle aux plantes plus anecdotiques comme l’absinthe ou la consoude, le stand pôle de protection du salon Tech & Bio réunit une vingtaine de plantes pour un tour d’horizon ludique de leurs utilisations dans le vignoble. « L’objectif n’est pas de faire du prosélytisme pour utiliser des plantes, mais de montrer la diversité qui existe dans la nature et qui est utilisée en bio et en biodynamie », explique Nicolas Aveline, spécialiste des méthodes alternatives de protection des végétaux à l’Institut français de la vigne et du vin de Bordeaux, qui anime ce stand les 6 et 7 juillet, à Libourne.
Efficacité in vitro meilleure que in situ
 
Cette opération de sensibilisation se double d’un appel à l’attention des opérateurs : aucune préconisation n’est faite sur le stand. En ce qui concerne les tisanes et les huiles essentielles, leur utilisation en traitement préventif donne en effet des résultats mitigés. Avec l’Itab, l’IFV a réalisé des essais contre le mildiou – avec des tisanes de 2010 à 2012 et avec des huiles essentielles de 2012 à 2015 – qui n’ont pas été concluants
 
« On a toujours vu des résultats intéressants au laboratoire, mais, sur le terrain, il n’y a pas de différences significatives quand on ajoute ces préparations à du cuivre. Il est très difficile d’évaluer l’efficacité des tisanes, décoctions et huiles essentielles », résume Nicolas Aveline. L’expert ajoute que l’effet de système, avec un ensemble de pratiques comme en biodynamie, pourrait expliquer les différences entre ces résultats mitigés et des succès obtenus au vignoble.
 
Il ne faut pas oublier l’aspect très empirique des recettes utilisées pour des décoctions, dont voici un tour d’horizon ci-dessous. À noter que ces éléments se basent sur les fiches AgroBio Périgord réalisées par le spécialiste Éric Maille.

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