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Spiritueux

La Chine relâche la pression sur les résidus de phtalates

Jeudi 30 juin 2016 par Alexandre Abellan

Pertubateurs endocriniens suspectés, les phtalates retrouvés dans les spiritueux sont issus de plastiques intervenant dans leur production (revêtement des cuves, joints, pompe, tuyaux…) ou leur transport (containers, Flexitank…).
Pertubateurs endocriniens suspectés, les phtalates retrouvés dans les spiritueux sont issus de plastiques intervenant dans leur production (revêtement des cuves, joints, pompe, tuyaux…) ou leur transport (containers, Flexitank…). - crédit photo : Logo des douanes chinoises, 中國海關
Prises unilatéralement en 2013, les barrières sanitaires chinoises à l’importation d’eaux-de-vie viennent d’être rééquilibrées en réajustant notamment les seuils de concentration des résidus de phtalates.

Dans une discrète note d’information sur l’accès aux marchés, la Commission Européenne annonce « la levée par la Chine de ses restrictions temporaires à l’importation de spiritueux ». Et plus particulièrement la révision de ses seuils d’acceptabilité des résidus de phtalates dans les eaux-de-vie. Les concentrations plafond sont ainsi montées de 0,3 à 1mg/kg de la masse du produit final pour le benzyl butyl phthalate (BBP) et de 1,5 à 5 mg/kg pour le phtalate de di-2-éthylhexyle (DEHP), et .

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Ayant secoué au printemps 2015 la filière française, et plus particulièrement charentaise, la brutale mise en place d'une norme sur les phtalates avait conduit aux blocages en douane de nombreux lots de spiritueux. Depuis, les exigences des douanes chinoises avaient bien été intégrées aux pratiques des exportateurs. Ils avaient ainsi pris le réflexe de réaliser pour chaque lot expédié un rapport d’analyses, certifiant que les résidus de phtalates étaient bien inférieurs à la législation chinoise. L'ayant appris tout récemment, la Commission Européenne dévoile « qu’il n’est plus nécessaire d’accompagner chaque lot importé de spiritueux d’un rapport d'essai pour les phtalates ». Les contrôles de conformité se font désormais directement en Chine, selon un échantillonnage aléatoire.

Barrière commerciale non-tarifaire

Se basant sur une lecture chinoise discutable de la réglementation européenne*, « ces niveaux maximum permis par la Chine n’étaient pas basés sur la science » rappelle la Commission Européenne. Ayant dénoncé une barrière commerciale injustifiée, l’Union « a considéré cette mesure comme étant plus restrictives que nécessaire et également discriminatoire, puisque les spiritueux Chinois produits localement n’étaient pas soumis à de si strictes conditions ». Porté devant l’Organisation Mondiale du Commerce, le dossier est enfin résolu se félicite la Commission Européenne.
 

 

* : Il s'agissait d'une transposition des normes du contenant plastique à son contenu explique l'expert Marc Dubernet.

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