Cicadelle dorée

Les vignerons bio peuvent continuer à moduler les traitements

Jeudi 26 mai 2016 par Alexandre Abellan

Daté du 20 avril dernier, la lettre de l’ANSES répond à son interpellation par la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique et de France Vin Bio.
Daté du 20 avril dernier, la lettre de l’ANSES répond à son interpellation par la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique et de France Vin Bio. - crédit photo : DR
Soulagement dans le vignoble bio, la crainte d’obligation de trois traitements au Pyrévert contre l’insecte vecteur de la flavescence dorée vient d’être levée.

Un simple courrier aura suffit à trancher le conflit d’interprétation de l’Autorisation de Mise sur le Marché du Pyrévert qui secouait le vignoble aquitain. Envoyée par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), cette réponse aux représentants bio explique que « le nombre d’applications, pour chaque usage autorisé, correspond à un nombre limite maximal d’utilisation ». Il n’y a désormais plus de doute possible dans l’interprétation du nombre de traitements au pyrèthre naturel : il est plafonné à trois, mais peut être réduit selon le niveau de risque en périmètre de lutte obligatoire contre la flavescence dorée.

« L’ANSES acte le fait que l’on puisse moduler les traitements de Pyrévert » résume Stéphane Becquet, animateur technique au Syndicat des Vignerons Bio d’Aquitaine (SVBA). « Un Bulletin de Santé du Végétal préconise bien des modulations, ce qui a donc été validé par la Direction Régionale de l’Agriculture et doit maintenant être adapté selon les préconisations des Groupements de Défense contre les Organisme Nuisibles » souligne l’expert. D’après les premières observations de larves de cicadelles dorées, les dates des traitements obligatoires sont en effet annoncées pour le début juin (cliquer ici pour accéder à la note de la Chambre d'Agriculture).

Dossier Pyrévert classé, question cuivre en suspens

Si l’administration a résolu d’une lettre la question du Pyrévert, les vignerons bio de France attendent toujours que soit tranché le devenir des doses de cuivre. Actuellement limité à 6 kilos de cuivre métal par hectare et par an, ce plafond pourrait tomber à 4 kg/ha.an. Le dossier naviguerait toujours entre l’ANSES et la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL), sans qu’une décision n’ait été prise. En 2016, la dose a été reconduite tacitement, sans rien assurer pour l’avenir (cliquer ici pour en savoir plus).

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