Mildiou, oïdium, black-rot

L’IFV publie des cartes de risque actualisées quotidiennement

Mardi 24 mai 2016 par Christelle Stef

Cartographie du risque black-rot au 22 mai en Languedoc-Roussillon
Cartographie du risque black-rot au 22 mai en Languedoc-Roussillon - crédit photo : IFV
Depuis début mai, le site de l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) publie quotidiennement une carte de France des risques mildiou, oïdium et black-rot.

C’est nouveau. L’IFV publie sur son site des cartes de France des risques mildiou, oïdium et black-rot. Elles sont élaborées à partir des données de Météo France et des modèles Potentiels Systèmes. Elles sont mises à jour quotidiennement et réalisées grâce au soutien financier des interprofessions. C’est la raison pour laquelle certains bassins de production ne sont pas renseignés, l’IFV n’ayant pas de partenariat avec leurs interprofessions (Alsace, Champagne, Corse, Provence et Vallée-du-Rhône).

En cliquant sur une région, on accède pour chaque maladie à la cartographie du risque potentiel et à celle de la fréquence théorique d’attaque (fréquence de feuilles et/ou de grappes touchées dans une parcelle non traitée et très sensible à la maladie).

Objectif : donner une vision globale du risque

Les cartes sont réalisées à une échelle de 10 km2 et il n’est pas possible de faire un zoom. « Ce n’est pas très précis. Mais notre objectif est de donner une vision globale du risque à l’échelle régionale pour que les viticulteurs se tiennent en alerte, pas de faire de la préconisation», justifie Eric Chantelot, de l’IFV pôle Rhône-Méditerranée.

Au 22 mai, dans la région Languedoc-Roussillon, notamment dans le Gard, on pouvait ainsi voir que le risque black-rot était relativement fort. « Compte tenu de l’inoculum présent et des pluies, il y a eu plusieurs contaminations. La situation n’est pas explosive comme en 2015, car les viticulteurs ont été vigilants mais les symptômes ne sont pas rares. Il n’y a pas d’attaque sur grappe, mais l’on trouve régulièrement des taches. La carte du risque est donc très proche de la réalité de terrain. Les viticulteurs doivent rester sur leurs gardes et se couvrir dès qu’un événement pluvieux est annoncé », explique Eric Chantelot. Et de préciser : « Cette année le modèle black-rot fonctionne bien, car l’inoculum est bien présent mais une année où l’inoculum sera plus aléatoire il ne sera pas aussi précis ».

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