Glyphosate

La Plateforme glyphosate a bon espoir qu’il soit ré-homologué

Mercredi 18 mai 2016 par Christelle Stef

Emilien Guillot-Vignot, chef de gamme FMC France et Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de Monsanto
Emilien Guillot-Vignot, chef de gamme FMC France et Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de Monsanto - crédit photo : Christelle Stef
Les Etats membres devraient statuer sur le sort du glyphosate par un vote les 18 et 19 mai prochain. La plateforme glyphosate France a bon espoir que la matière active soit ré-homologuée.

« Nous sommes confiants quant à la ré-homologation du glyphosate », a expliqué Yann Fichet, le directeur des affaires institutionnelles de Monsanto France lors d’une conférence de presse organisée par la plate-forme glyphosate France (1), le 17 mai à Paris. En effet, les Etats Membres devraient sceller le sort de la matière active par un vote les 18 et 19 mai prochain. Quel en sera le résultat ? A ce jour, nul ne peut le dire mais selon la Plateforme Glyphosate France, il n’y a pas de raisons valables d’interdire cette matière active. « Un grand nombre d’instances scientifiques et réglementaires ont confirmé la sécurité de la matière active. Sa toxicité est acceptable par rapport à la santé et l’environnement. Mais cela ne veut pas dire qu’on peut l’utiliser n’importe comment »  a-t-il insisté.

Une liste de co-formulants interdits

Toutefois, si le glyphosate était ré-homologué, il ne le serait que pour une durée de 9 ans au lieu de 15 ans. C’est ce qu’aurait proposé la Commission européenne. « Nous n’avons pas été informés officiellement de cette position. Et, nous ne sommes pas du tout d’accord avec cette durée de 9 ans. Compte tenu du dossier scientifique, ce marchandage sur la durée n’a pas lieu d’être », estime Yann Fichet.

Certains Etats membres auraient également demandé à ce que soit publiée une liste des co-formulants interdits. La tallowamine (amine grasse de suif éthoxylée) en ferait partie.

(1) La plateforme glyphosate France regroupe 7 entreprises qui commercialisent des produits à base de glyphosate en France : Nufarm, Syngenta, Adama, Monsanto, Arysta, FMC, DowAgrosciences. C’est la déclinaison française du Groupe de Travail européen sur le glyphosate qui regroupe une trentaine de sociétés.

Non cancérogène pour l’Homme via l’alimentation

C’est une information qui tombe à pic pour la Plateforme glyphosate. Le 16 mai, le groupe de travail OMS/FAO sur les résidus de pesticides (JMPR) a publié un rapport dans lequel il conclut que le risque cancérogène du glyphosate via l’alimentation est peu probable.

En mars 2015, le Circ (Centre international de recherche sur le cancer) a classé la molécule comme « cancérogène probable chez l’homme ». Quelques mois plus tard, l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) concluait que ce risque était « improbable ». En février dernier, l’Anses en arrivait à la même conclusion. « La classification du CIRC repose uniquement sur la notion de danger alors que l’Efsa a évalué le risque en prenant en compte l’exposition », a expliqué Yann Fichet, le directeur des affaires institutionnelles de Monsanto France lors d’une conférence de presse organisée par la plate-forme glyphosate France, le 17 mai à Paris.

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