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Gascons sans frontière

Les Côtes de Gascogne progressent de 5,5 % en volume à l’export

Mercredi 04 mai 2016 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 06/05/2016 11:10:48

La commercialisation des Côtes de Gascogne reposent sur l'export qui écoule 60% des volumes.
La commercialisation des Côtes de Gascogne reposent sur l'export qui écoule 60% des volumes. - crédit photo : Marion Ivaldi
L’IGP Côtes de Gascogne a progressé à l’export de 5,5 % en volume et 12 % en valeur en 2015. Sa stratégie dans le domaine est de conforter ses marchés européens et développer ceux nord-américains.

« Au nez, ça parle ! » s’exclame Bernard Bonnet, président de la section Côtes de Gascogne de l’Interprofession des vins du Sud-Ouest. Le nez aromatique et la bouche fraîche, fruitée et légèrement acide ont fait le succès des vins du Sud-Ouest et notamment à l’étranger, dans les pays anglo-saxons, friands de ce style de vin. Débuté dans les années 80, le développement de l’export est toujours le levier commercial incontournable de l’IGP du Sud-Ouest qui expédie 60% de ses volumes (soit 360 000 hl) hors des frontières de l’hexagone.

Performance à l'export

2015 ne fait pas exception à la règle. L’export a progressé de 5,5 % en volume et de 12 % en valeur. Les Côtes de Gascogne soignent les marchés à proximité directe de la France. Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni écoulent 70 % des volumes. Mais leurs résultats sont disparates. L’Allemagne est le marché où l’IGP Côtes de Gascogne réussi un sans-faute avec une progression de 5 ,6 % en volume et 7,2 % en valeur. « C’est un marché fidèle » souligne Alain Desprats, directeur de l’ODG des Côtes de Gascogne. Au Pays-Bas, l’heure est au retour à la croissance. Marché de prix, la destination avait été délaissée suite à la petite récolte de 2013. Les croissances sont donc remarquables avec 23,3 % en volume et 20 % en valeur.

La Belgique et le Royaume-Uni sont en revanche en recul. Le premier souffre de la concurrence des Pays du Nouveau Monde. « Nous opérons un repositionnement sur le haut de gamme » souligne Alain Desprats. La stratégie semble gagnante car le chiffre d’affaires progresse de 4,8% tandis que les volumes sont en recul de 18,8 %. En Belgique, le marché a été délaissé ces dernières années par les opérateurs. Mais l’interprofession a décidé de lancer des opérations de promotion à destination des prescripteurs et des consommateurs afin de reconquérir des parts de marché dans un pays « qui aime la Gascogne » remarque Bernard Bonnet.

Croissance du marché Nord-Américain

Par ailleurs, au grand export, les efforts se focalisent sur trois marchés principaux en plein développement : les USA, le Canada et le Japon, soit environ 10% de la production des Côtes de Gascogne (700 000 hl). Les USA sont en plein développement avec des volumes qui augmentent de 37,7% en volume et 50,2% en valeur. Le Canada connaît une croissance continue depuis trois ans pour 20 000 hl exportés. Enfin, le Japon progresse de 68,3% en volume et 74,2% en valeur. « C’est un marché qui s’ouvre à nos vins qui s’associent parfaitement avec la cuisine de poissons crus » se satisfait Bernard Bonnet.

 

 

 

Objectif : stabiliser le prix du vrac
Depuis 2013, le prix du vrac de Côtes de Gascogne a augmenté de 20% environ, pour atteindre un prix moyen de 85/87 euros/hl. « A ce niveau de prix, on sait faire une viticulture de qualité tout en étant capable de faire face à la concurrence mondiale. Le vignoble est capable d’investir, il se restructure. En ce moment, il y a de nombreux investissements dans le vignoble et les chais » indique Bernard Bonnet. Le président estime qu’il ne faut aller au-delà de la hausse opérée mais plutôt maîtriser les prix à leur équilibre actuel.

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