Packaging high tech

Cloé, l’arme anti-contrefaçon de la Champagne

Mercredi 04 mai 2016 par Aude Lutun
Article mis à jour le 13/10/2016 13:51:53

Cloé est une coiffe proposée par le Syndicat des vignerons de champagne qui intègre plusieurs dispositifs d'authentification et de traçabilité.
Cloé est une coiffe proposée par le Syndicat des vignerons de champagne qui intègre plusieurs dispositifs d'authentification et de traçabilité. - crédit photo : DR
Une nouvelle coiffe syndicale va permettre aux viticulteurs de lutter contre la contrefaçon et le commerce illicite. Utilisant deux QR Code et un data-matrix invisible, cette coiffe sera aussi un outil de communication pour les producteurs.

Présentée lors de l’Assemblée générale du Syndicat général des vignerons (SGV) le 29 avril, la coiffe Cloé a été conçue pour répondre à plusieurs objectifs : identifier, protéger, sécuriser et donner des informations aux consommateurs. Le principal d’entre eux est la lutte contre la contrefaçon grâce à un QR Code unitaire imprimé sur la partie extérieure de la coiffe. Ce QR Code permettra aux services des Douanes d’authentifier la bouteille. Il apportera également des informations sur le producteur et sur le champagne au consommateur. Un Data Matrix, invisible à l’œil nu et placé au-dessus de la coiffe permettra de renforcer l’identification de la bouteille. Des solutions de traçabilité pourront ainsi être mises en place dès la chaîne d’embouteillage.Quand le consommateur ouvrira la coiffe, il découvrira un autre QR code imprimé à l’intérieur de la coiffe. Ce QR Code lui permettra de valider que le produit contenu dans la bouteille est bien celui qu’il a acheté.

Traçabilité et communication

« Cette coiffe, exclusivement distribuée par le SGV, a pour but de garantir l’authentification de la bouteille grâce à des données qui ne sont pas copiables », précise Alain Foucou, vice-président d’Advanced Track & Trace (ATT), société spécialisée dans la lutte contre la contrefaçon. Déjà très présente à Bordeaux, la société ATT trace 7 milliards de cols par an. « Avec cette coiffe, les vignerons pourront suivre leurs bouteilles, explique Maxime Toubart, président du SGV. Si un viticulteur qui vend en Pologne retrouve sa bouteille en Italie, c’est la preuve d’un détournement. La coiffe sera aussi un outil de communication ». Le viticulteur pourra flasher ses bouteilles et les associer à un importateur ou à un caviste. Il pourra ainsi lutter plus facilement contre la revente à double prix.

Le coût de Cloé n’est pas encore chiffré, mais le SGV mise sur le volume important de coiffes qu’il commercialise pour le minimiser. Cloé, qui sera proposée aux viticulteurs d’ici cinq à six mois, restera personnalisable comme les autres coiffes vendues par le SGV. 

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