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Crémant de Bourgogne

Une appellation qui se porte « plutôt bien »

Mardi 09 février 2016 par Juliette Cassagnes

Les crémants de Bourgogne souhaitent accroître leurs ventes en volume et en valeur à l'export
Les crémants de Bourgogne souhaitent accroître leurs ventes en volume et en valeur à l'export - crédit photo : J Cassagnes
Même si les ventes en grande distribution française souffrent, la commercialisation des crémants de Bourgogne se passe « plutôt bien ». Ses opérateurs misent sur l'export pour se développer en volume et en valeur, un objectif qui devrait être facilité par le retour à des volumes de production plus conséquents.

La commercialisation des crémants de Bourgogne se déroule pour le moment de façon satisfaisante...

Une satisfaction liée d'abord aux volumes disponibles : cette année sont commercialisés les millésimes 2013 et, dans une moindre mesure, 2014, avec donc un volume potentiel de commercialisation en hausse, de 17 millions de bouteilles. « Après deux années de baisses consécutives de deux millions de bouteilles, on récupère donc un peu de volume », explique Pierre du Couëdic, délégué général de l'Upecb (Union des producteurs de crémant de Bourgogne). Cette situation de « pénurie » avait en effet « pénalisé » les opérateurs, étant plutôt en manque de volumes.

Ce retour à des volumes plus conséquents devrait en conséquence permettre à l'appellation de reconquérir des parts de marchés : « Sauf incident majeur lié à une modification de conjoncture, nous devrions enregistrer une croissance de nos ventes en volume et en valeur », projette le délégué général.

Crémant et Prosecco, des stratégies différentes 

Pour y parvenir, les opérateurs misent sur l'export. Un débouché qui représente actuellement 30% des volumes, et qui continue de « fortement progresser en valeur », avec +12% sur un an, entre 2014 et 2015. Côté volumes, les producteurs espèrent un « retour à la croissance » après deux années de stabilité, « faute de bouteilles ». « Il y a encore des possibilités de développement important en volumes », notamment aux Etats-Unis, dans les pays scandinaves ou encore en Australie, indique Pierre du Couëdic.

En France, la situation est plus mitigée, avec les ventes en grande distribution qui ne progressent plus comme avant. Avec 41% de parts de marchés en volumes et 7 millions de bouteilles vendues, la GD représente encore, et de loin, le tout premier marché pour les crémants de Bourgogne, mais la croissance n'y est plus. Entre 2014 et 2015, les ventes ont baissé de 2,6 % en volumes et de 0,6 % en valeur. Les raisons possibles : le manque de disponibilités de ces dernières années et la concurrence des effervescents étrangers comme le Prosecco, même si Pierre du Couëdic s'en défend : « le Crémant de Bourgogne ne pourra jamais concurrencer le Prosecco en volumes; avec 312 millions de bouteilles, il s'agit d'une stratégie de 'mass market', basée sur les volumes et la baisse des prix... La Bourgogne n'est pas faite pour cela ».

A l'inverse de la GD, les circuits « vente directe » et CHR, "dynamiques", enregistrent une progression des ventes. Ils représentent respectivement 15% et 7% de parts de marchés volume.

Dernière note d'optimisme enfin pour l'appellation : la récolte 2015, qui est satisfaisante en qualité et en quantité. Avec environ 141000 hectolitres, celle-ci est qualifiée de « normale » en volume, même si un peu « disparate » entre les couleurs: les rendements en cépages rouges ont été plutôt faibles, tandis que la récolte en blancs a été plus importante. Ce retour à des volumes « dans la moyenne » va donc permettre de « reconstituer un peu de stocks et d'être plus à-même de répondre aux marchés », commente le directeur.

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