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Indicateurs environnementaux

L’ESA met au point l’analyse de cycle de vie en viticulture

Vendredi 15 janvier 2016 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 19/01/2016 10:59:01

Christelle Renaud-Gentié (à gauche sur la photo) a exploré toutes les facettes de l'activité à la parcelle de la plantation aux travaux annuels pour calculer l'impact environnemental des pratiques.
Christelle Renaud-Gentié (à gauche sur la photo) a exploré toutes les facettes de l'activité à la parcelle de la plantation aux travaux annuels pour calculer l'impact environnemental des pratiques. - crédit photo : Marion Ivaldi
L’analyse de cycle de vie est en passe de devenir l’indicateur référent au niveau environnemental. Elle n’avait toujours pas été réalisée finement au niveau de la parcelle viticole. L’ESA d’Angers l’a fait.

Eau, sol, climat… L’analyse du cycle de vie comprend toutes les composantes environnementales et calcule l’impact de chaque action industrielle en remontant le plus loin possible dans la chaîne de production. Pour la viticulture, c’est, par exemple, l’évaluation de l’impact environnemental du tracteur (sol, carburant…) mais aussi de l’énergie nécessaire à sa construction et à son transport jusqu’à l’exploitation. Très complexe et minutieux, ce calcul n’avait jamais été réalisé finement au niveau de la parcelle viticole. Christelle Renaud-Gentié, enseignante-chercheuse à l’ESA d’Angers, s’y est collée dans le cadre du projet Qualenvic, financé par le Casdar. Elle a présenté sa méthodologie ainsi que quelques conclusions lors du Sival, le 12 janvier.

La chercheuse montre ainsi que l’utilisation de piquets de bois produits localement au lieu de piquets en acier galvanisé permet de réduire de 19 % l’impact de l’activité viticole d’une parcelle sur le changement climatique… Ses calculs indiquent également que les traitements phytosanitaires ne sont pas les postes les plus impactants dans le cadre de ce calcul – sans pour autant être mineurs. « Mais attention, les produits de dégradation des matières premières des phytosanitaires ne sont pas intégrés à l’ACV », nuance-t-elle.

" Il ne faut pas que cela deviennent des outils de classement des entreprises "

Présent lors de l’exposé de ces résultats, Didier Vazel, président de Terra Vitis, a salué « l’apparition de nouveaux indicateurs environnementaux ». Il a cependant lourdement insisté sur leur utilisation: « Il ne faut pas que cela deviennent des outils de classement des entreprises ». Par ailleurs, il souhaiterait voir émerger des indicateurs similaires dans les domaines économique et social, les deux autres piliers du développement durable.

Exemple d'ACV.

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