Étiquettes

Aset-Bidoit va investir 14 millions d'euros dans son outil de production

Jeudi 03 décembre 2015 par Alexandre Abellan

Rotatives de l'usine de Cognac (ZA Monplaisir)
Rotatives de l'usine de Cognac (ZA Monplaisir) - crédit photo : Aset-Bidoit
Troisième acteur français des étiquettes de vins et spiritueux, le groupe devrait allouer la moitié de son chiffre d’affaires à l’innovation de ses outils d’impression et à l’intégration de deux nouveaux sites.

« La particularité d’Aset-Bidoit, c’est de réinvestir chaque année 15 à 20 % de son chiffre d’affaires dans l’innovation. En 2016, cette part montera à 50 % environ », annonce d’entrée Christelle Dubois, la responsable du marketing du groupe, lors des journées portes ouvertes de l’usine d’étiquettes de Cognac. Avec un chiffre d’affaires 2015 estimé à 28 millions d’euros (M€)– il était de 25 M€ l’an dernier –, la somme en jeu s’annonce tout bonnement colossale. Un investissement à la hauteur de l’élargissement actuel de ses pôles de production, le groupe intégrant deux imprimeries dédiées aux impressions numériques : il prend en effet des actions dans l’imprimerie de Roubey (à Entraigues-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse) et en crée une nouvelle, Digit Labels, à Cadaujac, en Gironde.

Finançant son développement externe, les 14 M€ d’investissement vont être orientées vers l’acquisition interne de nouvelles techniques d’impression pour les trois usines existantes :

- celle, historique, de Montréal (Aude), Aset, fondée en 1996 et spécialisée dans l’impression traditionnelle à colle et à froid ;

- celle de Cognac, Bidoit, maison indépendante spécialisée dans l’adhésif et rachetée en 2004 ;

- celle de Chassagne-Montrachet, Roy, ancienne filiale du groupe bourguignon Picard, spécialisée dans l’adhésif et rachetée en 2007.

En pratique, il s’agit d’investissements techniques pour donner une dimension supplémentaire au papier (voir encadré). « On suit les tendances du marché : aller vers des étiquettes que le consommateur a envie de toucher. Qu’il prenne la bouteille, et la pose dans son caddie » explique Christelle Dubois. Se rappelant qu’il y a quelques années ses clients préféraient investir dans une bouteille statutaire plutôt que dans leur étiquette, elle souligne désormais qu’une « étiquette apporte plus en matière visuelle qu’une bouteille ».

Le groupe produit annuellement entre 2,5 et 3 milliards d’étiquettes, essentiellement pour les vins et spiritueux (90 % de son activité). Les étiquettes adhésives comptent pour 60 % de ses ventes, celles traditionnelles pour les 40 % restants (les impressions numériques étant tout juste lancées).

 

* À noter qu’Aset se prononce « à sept ». Sept investisseurs se sont en effet réunis lors de la fondation de l’entreprise par Éric Groshens, l’actuel directeur général du groupe.

Un aperçu des innovations d’Aset-Bidoit
Visiter l’usine de production Aset-Bidoit de Cognac revient à déflorer les secrets d’un magicien et à découvrir, à défaut d’être capable de les reproduire, tous les trucs et astuces qui permettent de faire croire qu’une étiquette de simple papier est en relief, en métal, en simili-cuir… Voire incrustée d’une pierre précieuse, avec un procédé holographique bluffant. Pour de tels résultats, les techniques sont multiples : le gaufrage pour le relief (avec un galbe arrondi ou à pointe de diamant), le foulage pour la texture (empreinte dans l’épaisseur), la double-impression sur un galbe (qui affine les textures et accentue les reliefs), le pelliculage (dépôt d’un film plastique, qui peut être brillant, mat, soft touch…), l’impression de vernis tactile (avec du relief)…
Tags : Packaging

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