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Côte d'Or

L'oïdium devient « une préoccupation majeure » des viticulteurs

Vendredi 20 novembre 2015 par Juliette Cassagnes

L'oïdium devient « une préoccupation majeure » des viticulteurs
- crédit photo : J Cassagnes
« L'oïdium a bien occupé les esprits au début et en milieu de campagne », a indiqué Pierre Petitot, conseiller de la Chambre d'agriculture de Côte d'Or, ce jeudi 19 novembre 2015, à Beaune. Retour sur l'année 2015, marquée une pression oïdium exceptionnellement forte dans ce département.

Cette année en Côte d'Or, l'oïdium s'est étendu à de nouveaux secteurs et de nouvelles parcelles, qui en étaient jusqu'à présent exempts: « Cela confirme l'extension, au fil des ans, de l'oïdium dans la région. Une maladie qui devient une préoccupation majeure des viticulteurs en Côte d'Or », a remarqué Benoit Bazerolle, conseiller à la Chambre d'agriculture de Côte d'Or, lors de la réunion d'information.

La pression a été exceptionnellement forte et continue, obligeant les viticulteurs à faire preuve d'une grande vigilance, dans le démarrage et le suivi de la protection, mais aussi le respect des cadences, des réglages matériels ou encore dans l'observation de leurs vignes. Au total, entre 8 et 10 traitements anti-oïdium ont été réalisés cette année, dont un, complémentaire, lors de l'encadrement de floraison, pour renforcer la protection sur grappe. Un nombre de traitements qui a tendance à devenir habituel ces dernières années dans la région : « Auparavant, nous étions entre 6 et 8 ; ce qui montre bien que la problématique oïdium touche de plus en plus en Bourgogne », a relevé Pierre Petitot.

La campagne 2015 dans ce département a d'abord été marquée par un démarrage « fulgurant » de l'oïdium dans le vignoble. Les premiers symptômes ont été découverts relativement tôt, tout début mai, sur Chardonnay, au stade 6/7 feuilles, et sur Pinot noir, dans la foulée, impliquant le démarrage de la protection. Sur inflorescences, les premiers symptômes ont aussi été « très précoces », relevés dès fin mai.

La sonnette d'alarme a été tirée tôt et fort

La pression a ensuite été « exceptionnelle » sur feuilles, de fin mai à juin, et sur un très grand nombre de parcelles : « La fréquence de parcelles touchées a été très supérieure aux années précédentes, sur feuilles comme sur grappes... C'est du jamais vu », a résumé Benoit Bazerolle. Le modèle « SOV » utilisé en Bourgogne a, par ailleurs, confirmé et permis d'anticiper ce niveau très élevé de pression de début de campagne. Celui-ci indiquait une note de 99 sur 100, similaire à 2012 et 2008. « Nous savions que nous partions sur des bases très favorables à l'oïdium », a expliqué le conseiller.

Cette pression a été forte et régulière tout au long de la campagne et ce, malgré une météo chaude et ensoleillée. « Contrairement à ce que beaucoup de viticulteurs peuvent croire, ces conditions n'ont pas été défavorables à l'oïdium. Bien au contraire. En juin et juillet, nous avons eu des températures moyennes de 25°, avec des pics à 36°C- 38°C. Pour autant, l'oïdium a progressé ».

Mais en dehors de quelques cas pour lesquels les parcelles ont continué à se dégrader fortement - lié à un défaut de protection à l'encadrement de floraison - la plupart ont réussi à limiter la présence de la maladie. Au final pour eux, l'état sanitaire était très satisfaisant au moment de la récolte, grâce aussi au fait que « la sonnette d'alarme ait été tirée suffisamment tôt et fort cette année ». 

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