Rien que pour vos yeux

Angélus, grand cru placé de James Bond

Mercredi 11 novembre 2015 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 17/11/2015 16:59:33

Rien que pour vos yeux : Angélus, grand cru placé de James Bond
Sur la table de l’agent 007, un Angélus passe. Pour l’instant, on ne le vit que deux fois.

Dans l’univers du plus célèbre des agents secrets, les docteurs en physique nucléaire ont des physiques de top-models, les voitures de sport sont équipées de sièges éjectables de série et les wagon-restaurants ne manquent pas de proposer des bouteilles de grand cru classé de Saint-Emilion. Après un millésime 1982 à la carte d’un train filant vers le Montenegro (dans Casino Royale*, en 2006), c’est le château Angelus 2005 qui apparaît sur la table d’un train traversant le désert marocain, dans le nouvel opus de la série James Bond, Spectre (sur les écrans français ce 11 novembre).

Cette fois, l’agent 007 préfère au cru de la rive droite son cocktail signature, l’emblématique vodka-martini (« shaken, not stirred »). Discret, le placement d’Angélus tient plus du clin d’oeil que du flash commercial incitatif. Cette présence est en effet issue de relations anciennes entre le co-propriétaire d’Angélus, Hubert de Bouärd, et la productrice de la franchise, Barbara Broccoli (EON Production). Une relation qui pourrait s’inscrire dans la durée, comme celle nouée entre la série et la maison Bollinger. Apparus une première fois dans Vivre et Laisser Mourir en 1973, ses champagnes sont partenaires officiels des films James Bond depuis 1979 (et Moonraker). Dégustés dans Spectre (cuvée R.D. 2002), les champagnes Bollinger vont plus loin que la simple apparition, allant jusqu’à proposer une édition spéciale (coffret 007 pour le millésime 2009).

A noter que la présence du château Angélus dans l’une des plus célèbres, et lucratives, série cinématographique a précédé son classement en premier grand cru classé A de Saint-Emilion en 2012. Une double réussite dont Hubert de Boüard n’est pas peu fier, lui qui paradait en smoking blanc dans le documentaire Vino Business d’Isabelle Saporta.

 

 

* :  Cette scène ferroviaire assume particulièrement ses placements produits. L’actrice Eva Green (ou Vesper Lynd dans le film) demandant à Daniel Craig (sixième incarnation officielle de James Bond) s’il porte une montre Rolex, ce à quoi il répond sobrement « Omega ». Cette omniprésence des marques de luxe dans la série James Bond est directement héritée des romans de Ian Fleming, qui donnait ainsi une épaisseur réaliste et séductrice à son héros.

 

 

[Photo de Léa Seydoux dans Spectre : Danjaq-MGM-CPII ; 2015]

Tags : Saint-Emilion

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