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Investir dans le vignoble du Languedoc

Folie ou raison pure ?

Mercredi 04 avril 2001 par Vitisphere


Déconcertant ! A la fin de l’année 2000, les gestionnaires de patrimoine ont publié le tiercé gagnant et étonnant des meilleurs placements : 1) l’immobilier parisien (+17%), 2) les SICAV obligataires internationales (+8,3%), 3) les terres agricoles… Certes, la rubrique « terres agricoles » recouvrent une grande diversité : terres, forêts, et vignobles.

Un prix des vignes en hausse dans tous les vignobles

Depuis plusieurs années, les spécialistes des transactions foncières savent bien que pour les vignobles la demande est supérieure à l’offre, provoquant une hausse régulière des prix. En 2000, les prix ont poursuivi leur progression accentuant écarts et tendances : 2 MF par hectare en Champagne, 1 MF à Châteauneuf du Pape, et 80 000 F en moyenne en Languedoc Roussillon. Cette différence entre les régions viticoles se retrouve aussi à l’intérieur d’une même région. En Languedoc, les extrêmes varient de 50 000 F à 250 000 F l’ha suivant la qualité du terroir, du cépage, de l’état de la culture !

Des choix qui échappent parfois à la raison

L’achat de forêts, de vignes, de terres agricoles intéressent à nouveau les investisseurs, comme au début du XXème siècle, lorsque les hauts revenus de l’époque achetaient des exploitations agricoles pour se constituer une pension… Mais aujourd’hui les motivations des investisseurs sont autres. A quoi rêvent les investisseurs dans le vignoble du Languedoc ? Ces rêves varient et se mélangent autour de 3 envies : . Envie de temps et d’espace. Attirance pour un mode de vie ou le temps et l’espace paraissent plus grands. Temps et espaces seront demain des valeurs très recherchées, pour échapper aux contraintes de la vie en ville et au bureau. . Envie de vivre une autre vie professionnelle, en complément ou en rupture. Pour les professionnels du vin, le Languedoc constitue une diversification de leur activité, tout en se créant aussi un patrimoine immobilier sous le soleil méditerranéen. . Envie de concevoir et de faire son vin . Elaborer un produit du début à la fin, de qualité et dont la personnalité se confondra avec la sienne, donc un produit différent de tous les autres.

La région viticole la plus prometteuse

Le futur investisseur doit adapter son « rêve » à sa capacité financière. Le vignoble du Languedoc Roussillon est le moins cher d’Europe, tout y est presque possible : AOC, vins de Pays, vins de cépages, vins doux naturels…C’est aussi la région viticole qui promet le plus… Investisseurs, faut-il craquer pour les vignes du Languedoc ? Oui si votre passion est fidèle et patiente et si votre projet a été passé au filtre de la raison. Pas facile de s’improviser vigneron ! Il faut connaître et évaluer les risques climatiques (gel, grêle,…), il faut être solide pour attendre longtemps que la vigne pousse, que le vin se fasse, que le succès commercial arrive. Il faut maîtriser toutes les facettes d’un métier complexe, exigeant : cultiver, produire, élever, conditionner, stocker, vendre, expédier, exporter, gérer… et chaque année recommencer avec une donne différente !

Un investissement forcément raisonné

Une fiscalité très ciblée Investisseurs, passionnés mais raisonnables, vous prendrez aussi en compte des arguments fiscaux : en matière de vignes, pour le calcul de l’ISF, la base imposable est seulement de 25% de la valeur du vignoble jusqu’à 500 000 F est de 50% au-delà de ce seuil, sous réserve que ces vignes soient exploitées par un fermier disposant d’un bail à long terme. En ce qui concerne les mutations à titre gratuit, (succession ou donation), la loi exonère les droits de ¾ dans la limite de 500 000 F par bénéficiaire et de la moitié au-delà de ce seuil. Au cours des 10 dernières années, de toutes les régions viticoles de France, c’est le Languedoc qui a accueilli le plus d’investisseurs et de nouveaux vignerons. De ces implantions réussies ou ratées, on tirera avec précaution les premiers enseignements et quelques conseils… . investir sur la base d’un projet viticole précis et rigoureusement validé, . choisir attentivement le site en fonction des objectifs à atteindre (terroir, encépagement, immobilier, état du vignoble, environnement…), . avoir ou acquérir une bonne connaissance du métier de vigneron (savoir faire technique, mais aussi marketing…), . disposer d’un capital financier prenant en compte l’achat, la mise à niveau du vignoble, la mise au point des vins, . s’insérer dans un milieu viticole complexe (réseaux de vignerons, organisations professionnelles, opérateurs commerciaux…). Seuls les investisseurs qui ont réunis ces conditions peuvent maintenant faire déguster LEUR VIN, avec passion et sérénité, à leurs amis et à leurs clients.

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