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Israël

Un marché porteur pour les vins français, même non-casher !

Jeudi 03 septembre 2015 par Alexandre Abellan

Israël : un marché porteur pour les vins français, même non-casher !
Marché des vins atypique du Moyen-Orient, Israël ne manque pas d'opportunités, la certification kashrout n'étant pas un prérequis obligatoire.

Le marché israélien suscitant peu d’engouement dans le vignoble français, c’est discrètement que l’Hexagone vient d’y regagner le titre de premier pays fournisseur en valeur. En 2014, les expéditions de vins français s’y sont élevées à 6,05 millions d’euros (+25 % par rapport à l’an dernier). La France a ainsi réussi à dépasser l’Italie (5,68 millions €, +7 %) et à afficher une croissance supérieure à l’ensemble du marché (20,87 millions d’euros, +10 %). Cette performance et ces tendances doivent mettre en lumière les opportunités du marché israélien, selon Deborah Modiano, la responsable de l’agroalimentaire au bureau Business France de Tel Aviv (photo). Enthousiaste, elle explique qu’« au Moyen-Orient, Israël fait office d’exception. Pour les vins en particulier, il n’y a pas les mêmes problématiques que dans les marchés voisins. De nombreuses fêtes religieuses encouragent même la consommation, étant célébrées avec du vin. »

Si ces célébrations ont exclusivement recours à des vins casher (conformément à la religion juive), les consommateurs plébiscitent les vins non-casher. Selon l’experte, les développements actuels du marché israéliens sont d’ailleurs portés par les vins non-casher. « La grande distribution soumet 95 % de ses produits à la certification kashrout, mais la plupart des vins vendus en réseau traditionnel (cavistes, restauration…) ne la suivent pas. Ce n’est donc pas une obligation » précise-t-elle, estimant que 60 % des ventes se font en grande distribution.

D’après les douanes françaises, les vins hexagonaux les plus demandés sur le marché israélien sont des AOC de Champagne (pour 1,6 million €*) et de Bourgogne (1,4 million €), suivies par des vins de Bordeaux (583 000 €), d’Alsace (447 000 €) et du Val de Loire (257 000 €). Les spiritueux français présentent également de bons résultats. Avec 1 300 hectolitres d’alcool pur de cognacs exportés pour 10,3 millions € (respectivement +2 et +17 % par rapport à 2013), les cognacs se positionnent derrière les whiskies et vodkas en volume (respectivement 1 915 et 2 800 hl/AP), mais pas en chiffre d’affaires (respectivement 5,6 et 5,5 millions €).

Au total, le marché israélien des vins est estimé à 300 millions d’euros (dont 21 millions € d’import), celui des spiritueux s’élèverait à 100 millions € (avec 65 % d’import). Croyant aux opportunités de ce marché, Deborah Modiano mise désormais sur la prochaine semaine de la gastronomie française en Israël (du 8 au 10 février 2016 à Tel Aviv) pour mobiliser les opérateurs français à la conquête de ce marché.

 

 

* :  L’ensemble de ces données ont été fournies par Business France (à partir des données des Douanes). Mais selon le Conseil Interprofessionnel des Vins de Champagne, les importations champenoises se sont élevées à 1,93 million euros en 2014, pour 79 100 cols.

 

 


[Photo de Deborah Modiano : Business France]

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