Cognac

Le business plan a tranché, le vignoble est bien dimensionné

Vendredi 29 mai 2015 par Alexandre Abellan

Cognac : le business plan a tranché, le vignoble est bien dimensionné

Jusqu'en 2017, il ne devrait pas y avoir de demande d'autorisations de plantation pour la production d'eaux-de-vie de Cognac. Du moins « sous réserve que les seuils d’alerte ne soient pas atteints » précise prudemment le Bureau National Interprofessionnel de Cognac, qui s'est réuni ce 27 mai en assemblée plénière. Révisé en mars dernier, le Business Plan estime que le taux de couverture de la demande de Cognac est de 1,075 pour les quinze prochaines années (pour les comptes d'âges 0 à 5).

En l'état, le vignoble charentais serait donc bien dimensionné pour répondre à ses marchés. « Il n'y a juste pas urgence à planter », comme l'estimait en mars Jean-Bernard de Larquier, le nouveau président du BNIC. Le vignoble ne devrait donc pas croître durant son mandat et porte à mars 2018, la prochaine révision du business plan.

Cette mise à jour ne pourrait être hâtée que si les niveaux d'alerte fixés sont atteints (et que la filière décide de remettre l'ouvrage sur le métier). Ces seuils sont aujourd'hui fixés à plus ou moins 13 % du volume de commercialisation fixé interprofessionnellement. Ce seuil est de plus ou moins 17 % pour la production. L'outil intègre actuellement les ventes prévues par le négoce à 20,9 millions de caisses en 2030, contre 13,1 millions aujourd'hui) ainsi que  la production à venir, soit un rendement moyen monté à 11,66 hl AP/ha*.

Née d'une vision partagée par la viticulture et le négoce, cet outil prospectif doit « éviter à la filière de sur-réagir, pour mieux maîtriser son développement » estime Catherine Lepage (directrice du BNIC).

 

A noter que le BNIC n'a pas souhaité commenter les dernières prises de position de la viticulture concernant les plantations de vignes dédiées à la production de vins sans indication géographique (cliquer ici pour en savoir plus).

 

 

* : S'appuyant sur un taux de taux de renouvellement du vignoble de 3,23 % sur la campagne 2013-2014 (contre 2,7 % la campagne précédente), la filière charentaise a confirmé sa demande de plan collectif de restructuration pour 2016-2018.

 

 

[Illustration : Magasin Hamon]

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