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Fraudes

Les anomalies les plus nombreuses concernent l'étiquetage des VSIG

Mercredi 25 février 2015 par Emilie-Anne Jodier La Vigne-Vitisphere

Fraudes : les anomalies les plus nombreuses concernent l'étiquetage des VSIG

Les nouvelles dispositions sur l’étiquetage des vins ne sont pas toujours bien intégrées par les opérateurs. C’est le constat d’une récente enquête de la DGCCRF au cours de laquelle ses agents ont visité 757 établissements de la production (caves coopératives, caves particulières, négociants, vinificateurs et embouteilleurs) et réalisé 1703 « actions de contrôle ».

« Les anomalies les plus nombreuses concernent l’emploi dans l’étiquetage des VSIG de mentions réservées aux vins avec Indication géographique (AOP, IGP) telles que château, domaine, mis en bouteille au château » révèlent les Fraudes. D’autres anomalies portent sur l’emploi non justifié ou abusif d’un cépage et/ou d’un millésimes toujours sur des vins sans IG.

Les fraudes relèvent aussi des anomalies dans l’utilisation de noms d’unités géographiques plus grandes ou plus petites que l’AOC ou l’IGP à laquelle appartient un vin. La mention de tels noms est autorisée depuis le décret sur l’étiquetage du 4 mai 2012, mais à condition que le cahier des charges de l’AOC ou de l’IGP en question le prévoie. Des producteurs (4% des infractions sur cette enquête) ont utilisé des noms géographiques sans vérifier que cette condition était remplie. Dans les régions concernées, les ODG ont pris le problème en main et ont demandé une modification de leur cahier des charges en ce sens.

Un autre volet de l’enquête portait sur l’information du consommateur quant à la présence de substances allergènes : sulfites, lait et œufs. Les enquêteurs estiment que trop peu d’étiquetages comportent ces mentions, désormais obligatoire pour tous les vins issus des récoltes 2012 et suivantes. Mais les Fraudes ne précisent pas quel(s) allergène(s) les opérateurs omettent de mentionner.

Cette enquête a pour objet de sensibiliser la filière aux nouvelles dispositions réglementaires incombant aux professionnels. « 33 % des établissements contrôlés ont fait l’objet d’une suite (avertissements, injonctions, mesures de police administrative…)"indique la DGCCRF. Le plus souvent cette suite fut un simple rappel de la réglementation.

Les fraudes assurent que les professionnels en non-conformité ont rapidement remédié à la situation.

Crédit photo : http://fr.freepik.com/

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