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Revenus viticoles 2014

Des chiffres tirés de constats rassurants... ou d'un calcul incertain ?

Vendredi 19 décembre 2014 par Alexandre Abellan - Marion Ivaldi

Revenus viticoles 2014 : des chiffres tirés de constats rassurants... ou d'un calcul incertain ?

Réglée comme un calendrier de l'avent, l'arrivée des Résultats économiques des exploitations du Ministère de l'Agriculture marque aussi sûrement que les illuminations de noël, l'approche des fêtes de fin d'année. A en croire les calculs des services statistiques gouvernementaux, les vignerons français pourront être généreux au pied du sapin : le « résultat moyen des exploitations viticoles atteint 46 200 euros en 2014 (+27 % par rapport à 2013, +17 % par rapport à la moyenne 2000-2013) ». La vendange 2014 et la faiblesse des stocks à la propriété sont à l'origine de cette hausse globale, la hausse des volumes disponibles s'accompagnant ainsi d'un maintien des cours. Dans un contexte agricole globalement morose, « les vins bénéficient à la fois d’une hausse des volumes et des prix » par rapport à 2013, souligne l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE). Dans leurs Comptes prévisionnels de l’agriculture, les experts notent des hausses de 13,7 % en valeur et de 12,9 % en volume pour les vins, alors que la tendance est globalement inverse* : -0,9 % et +5,4 % pour l'ensemble agricole.

Repérée par la FranceAgricole, l'analyse de ces publications par l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture (APCA) tempère ces prévisions rassurantes : « les estimations de revenu de ce secteur d’activité sont encore très fragiles au moment où sont réalisés les comptes prévisionnels. Les premières semaines de la campagne viticoles 2014/2015 affichent des prix en hausse, mais il est encore hasardeux de prévoir si cette tendance se poursuivra dans les prochains mois. » Les sages de l'APCA soulignent également les différences de traitement des données entre l'INSEE et le ministère, le premier prenant en compte le crédit impôt compétitivité, les évolutions du nombre d'exploitations, les petits domaines (ainsi que les CUMA et ETA)… Tandis que le deuxième les exclut de son champ d'enquête.

Par ailleurs, la méthode de calcul des revenus, qui a fait l'objet de critiques notamment de la part des Vignerons indépendants, n'a pas été revue en profondeur. Le ministère indique avoir procédé à des ajustements. Ainsi Pascale Pollet, du Ministère de l'Agriculture, précise : "nos méthodes d'estimation n'ont pas été radicalement changées : nous cherchons toujours à prolonger le Réseau d'Information Comptable Agricole 2013 pour l'année 2014 en utilisant des indicateurs conjoncturels les plus appropriés possible. Pour la viticulture, nous avons cherché à être plus précis sur ces indicateurs et à mieux prendre en compte les caractéristiques régionales. C'est cela qui change un peu de l'exercice précédent."

 

* : A l'exception notable des produits laitiers (+7,4 % en valeur, +10,8 % en volume).

 

 

[Illustration : DR]

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