CTE, la volonté creuse les écarts

Vendredi 13 avril 2001 par Vitisphere

Entre les départements français, les écarts se creusent de façon impressionnante au niveau du nombre de CTE signés par nombre d'exploitants agricoles. D'après le CEVISE, qui a constitué un groupe d'étude sur le sujet*, cela résulte essentiellement d'une différence dans les "volontés locales". 22 mois après le vote de la loi d'Orientation Agricole, le rythme de signature des "contrats territoriaux d'exploitation" est totalement disparate d'un département français à l'autre. Parler de "moyenne nationale" ne veut pas dire grand chose : Dans certains départements, tels que le Gers et l'Aude, il y a déjà 200 CTE signés, et le rythme de signature est tellement élevé que leur objectif commun est d'avoir 1 500 exploitations bénéficiaires d'ici la fin 2001 !
Par contre, dans une vingtaine d'autres départements, il y a moins de 20 CTE signés, et les 150 n'y seront vraisemblablement pas atteints fin 2001... Soit un écart de plus d'1 à 10... A 200 000 F d'aides moyennes par CTE sur 5 ans, cela ferait, dans tel département, 60 millions de francs, et dans tel autre, moins de 6 ! Et si la petite dotation (de moins de 6 MF) tombait sur des départements du grand Sud-Est, qui ont déjà été écarté de la PAC depuis 40 ans, cela ferait mal : 10 fois moins d'aides CTE, "ajouté" à 15 fois moins d'aides européennes, cela serait dur à rattraper, dans une économie de plus en plus compétitive ! Pourtant, pour les CTE, les textes sont identiques pour toute la France : Les chances sont égales, et les "plâtres" partout aussi difficiles à "essuyer". En fait, la principale différence relevée par le Comité Economique des Vins du Sud-Est, c'est la volonté locale de défricher la "terra incognita" des CTE. Et en premier lieu la volonté commune des organisations professionnelles. Le CEVISE conclut : "Faire des CTE, c'est un choix". Mais aussi une "sage précaution", car pour la compétitivité des entreprises, c'est comme pour tout : "1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras". * Groupe d'étude de 15 personnes (1 DRAF, 1 CRCAM, 1 syndicat, 2 Chambres, 2 caves particulières, 2 "bio", 5 caves coopératives...) qui a réalisé un "tour d'horizon concret des CTE" dans le Gers et dans l'Aude, à partir des travaux d'un réseau inter-régional viticole. Plus d'information : Pierre Leclerc et Laurent Granier, CEVISE Tél : 04 90 55 26 22 - Fax : 04 90 55 07 89 E-mail : cevise@enprovence.com Source : Communiqué du CEVISE

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé