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Communication
Lundi 12 novembre 2018

Tribune libre : quel logiciel pour la viticulture demain?

Communication rédigée par Process2Wine
Tribune libre : quel logiciel pour la viticulture demain?

Le futur de l’agriculture et plus particulièrement de la viticulture est en train de s’écrire dans un relatif anonymat. Les sommes investies dans la filière AgTech augmentent considérablement mais sont très insuffisantes au regard des enjeux de demain.

Il suffit d’étudier les levées de fonds en Europe ou en Amérique du Nord et leurs montants pour s’apercevoir que le phénomène est très récent d’une part, et que les sommes investies sont très inférieures aux besoins de l’industrie du numérique d’autre part. La robotisation des travaux agricoles en est à ses balbutiements, le numérique commence à faire son apparition surtout dans les grandes cultures, mais les cultures spécialisées sont encore les parents pauvres de la transformation digitale que les politiques appellent de tous leurs vœux. Pourtant les enjeux sociétaux n’ont jamais été aussi importants pour la filière, et le changement climatique va rendre la tâche de l’agriculteur plus difficile. Il convient aussi de s’interroger sur le modèle d’entreprise que nous allons voir émerger : « big farm » ou firme ou bien multitude de modèles techniques et économiques qui vont se côtoyer ?

« La révolution qui attend nos agriculteurs sera plus importante que la révolution industrielle à la fin du XIXème siècle », selon Michael Porter éminent professeur de Harvard. Il indique que la bataille du hardware autonome est perdue et que seule la plateforme digitale reliée aux objets connectés sera à l’origine de de la croissance de la chaîne de valeur, en intégrant également des outils d’aide à la décision, et des outils de simulation ou de prévision faisant appel à l’intelligence artificielle.

Dans cette perspective, l’utilisation des logiciels orientés métiers prend une place à part avec des visions des éditeurs qui sont encore issues des années 2000. Une certitude cependant, le nombre de capteurs de tous ordres ne cesse de grandir depuis 5 ans et des projets comme « IOF 2020 », soutenus par l’UE, ont pour ambition de préparer leur arrivée dans le paysage de l’exploitation agricole en mettant les industriels autour de la même table sur des « business cases » fédérateurs.

Car il y a urgence en effet à fédérer les outils et les compétences pour faire face à la demande du marché du digital agricole. Je cite ici la conclusion d’une conférence de spécialistes mondiaux de l’IOT à Paris au mois de juin : « ne reproduisons pas le scénario des années 2000 qui a amené l’informatique agricole à l’échec en proposant des solutions inadaptées, complexes, chronophages, et sans valeur ajoutée pour l’utilisateur ». En 2018, le faible taux d’équipement en logiciels des viticulteurs est une parfaite illustration de ces propos. Et ne parlons pas de l’utilisation qu’ils en font ou du taux d’utilisation des solutions existantes…

Intégration automatique de cartes couplées à un OAD (outil d’aide à la décision) :
outil d’aide à la décision

Les éditeurs doivent donc faire évoluer leurs produits pour répondre à ces enjeux majeurs, et la traçabilité des procédés dans un but réglementaire ou la comptabilité matière des entreprises agricoles ne sera pas le levier commercial des éditeurs, on parlera dorénavant de retour sur investissement, enfin une bonne nouvelle pour la filière !

Process2Wine

Quand l’ERP devient structurant.

La multiplicité des briques logicielles doit disparaître au profit d’un écosystème digital dans lequel l’utilisateur navigue au gré des saisons et des besoins, ou des moments de la journée sans avoir à quitter l’application, c’est le concept même de l’ERP : le tout en un connecté aux capteurs et à une plateforme. Cependant il doit être capable, sur un portable ou une tablette de permettre à tous les collaborateurs de pouvoir contribuer au système d’information. C’est le début de l’intelligence collective en matière de collecte de données. Intéresser les salariés à ce qu’ils font c’est aussi les responsabiliser quand ils saisissent une information critique sur leur smartphone. C’est aussi avoir les fonctions essentielles dans sa poche quand on est seul à travailler sur l’exploitation et que chaque seconde est précieuse. Le terminal, géo-localisé, permettra d’accéder par défaut aux seules informations dont l’utilisateur a besoin. Qui n’a pas cherché vainement une information dans une liste déroulante où se trouvent pêle-mêle toutes les informations d’une table ?



Le logiciel demain sera capable de ne proposer que les écrans et les informations pertinentes sur des critères à définir, il fera l’analyse des modes de fonctionnement de l’utilisateur pour lui proposer les écrans selon un workflow qu’il utilise le plus souvent, car l’analyse des champs utilisés sera automatique et permettra la montée en compétences de l’utilisateur grâce à un générateur de fonctions intégré dans le logiciel. L’utilisateur se verra ainsi proposer des usages au fil du temps pour enrichir son expérience et ses capacités d’utilisation du logiciel.

L’ERP : un outil complet et fluide :

ERP un outil complet et fluide

Confort d’utilisation et valeur ajoutée viendront de l’automatisme et   de l’exploitation des données par les algorithmes.

C’est la synthèse des données collectées automatiquement qui donnera une vision systémique à l’utilisateur décideur, et le logiciel deviendra alors un véritable outil d’aide à la décision et non un énième capteur qui produira un indicateur déconnecté des autres. C’est là que l’intelligence artificielle fait son entrée pour éliminer des scénarios au profit d’itinéraires techniques soucieux de l’économie et de l’environnement, ainsi que du confort de travail par des règles d’usage paramétrées par le décideur et ses collaborateurs.

C’est grossièrement le principe de l’entonnoir qui gérera les données collectées pour aboutir à un nombre très restreint de solutions facilement modifiables par les décideurs sur le terrain.

Exapta, module de Process2Wine, conçoit par exemple des itinéraires de traitement des vignobles sous contraintes en intégrant plus de 400 paramètres pour fournir des solutions modulables par le technicien. Un véritable écosystème digital au service de l’agriculteur :

suivi GPS

Conclusion

Ertus Group a adopté une stratégie résolument tournée vers l’innovation qui constitue plus de 50% de son activité depuis deux ans. Les modules de notre suite logicielle P2W sur lesquels nous travaillons sont directement issus de notre expérience métier dans la filière viti vinicole. Avec plus de 250 entreprises clientes aujourd’hui, et une implantation au Canada et aux USA, nous avons une vision des besoins de la profession qui nous anime pour apporter le meilleur de nos solutions logicielles.

Alain SUTRE

 

   
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