LE FIL

Portés par l'export

Les crémants visent toujours 100 millions de cols commercialisés en 2025

Jeudi 23 septembre 2021 par Isabelle Bachelard

Edouard Cassanet, vice-président de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de Crémant avec Olivier Sohler, le directeur, lors d’un point sur le marché, le 21 septembre 2021, au restaurant Elmer, Paris 11.
Edouard Cassanet, vice-président de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de Crémant avec Olivier Sohler, le directeur, lors d’un point sur le marché, le 21 septembre 2021, au restaurant Elmer, Paris 11. - crédit photo : Isabelle Bachelard
La Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de Crémant est optimiste. Tiré par l’export, le marché reprend depuis le début de 2021 et devrait retrouver le niveau de 2019 pour la fin de l’année.

Après des ventes record à 90 millions de bouteilles en 2019, les huit appellations de crémants* sont tombées à 75 millions pour cause de la pandémie Covid en 2020. Une lente remontée s’est amorcée dès le début de 2021 par la grande distribution en France, mais c’est l’export qui tire le marché. « On pense avoir plus ou moins rattrapé les chiffres GD de 2019 en fin d’année, à l’export c’est déjà fait et on devrait les dépasser à fin 2021 » explique Édouard Cassanet, le vice-président de la Fédération Nationale des Producteurs et Élaborateurs de Crémant (FNPEC) et directeur de la cave de Lugny (Saône-et-Loire), ce 21 septembre lors d'une conférence de presse à Paris.

La Grande Bretagne est le pays le plus dynamique, mais les principaux pays importateurs demeurent la Belgique, les Etats-Unis, l’Italie, la Scandinavie, ainsi que l’Allemagne et les Pays-Bas sur les premiers prix. Le niveau d’exportation varie de 5 à 50 % selon les régions, le crémant de Loire est exporté à plus de la moitié, suivi par le crémant de Bourgogne.

"Plus il y a de bulles vendues dans le monde, plus on est contents"

Edouard Cassanet et Olivier Sohler, le directeur de la FNPEC, se réjouissent que « le consommateur se soit désinhibé vis-à-vis des bulles », mais regrettent que les cavistes et restaurateurs soient encore frileux à l’idée de présenter une large gamme de crémants. Ils se vendent encore principalement dans leur région de production. Quant aux prix, ils restent bloqués de 6 à 8 € en GD, de 10 à 15€ chez les cavistes. En Grande Bretagne, ils se situent de 15 à 20 £ (17 à 23 €), aux États-Unis juste en dessous des 20 $ (17 €). « Avec nos terroirs prestigieux et la méthode d’élaboration traditionnelle, il y a une place à prendre entre le prosecco et le champagne » précise Edouard Cassanet, qui rappelle qu’une réflexion est toujours en cours pour définir une catégorie supérieure de crémants, hors les « émotion » alsacien, « prestige » ligérien, « éminent » et « grand éminent » bourguignons.

Objectif 100 millions de bouteilles

La chute de volume attendue pour la récolte 2021 ne devrait pas poser de problème : puisque les ventes ont été ralenties en 2020, la disponibilité sera maintenue sans à coup, avec une supériorité qualitative due au vieillissement sur lattes rallongé. L’objectif de 100 millions de bouteilles commercialisées en 2025 proposé à l’assemblée générale de 2019 est maintenu.

Des actions de formation/promotion viennent de commencer auprès des cavistes et restaurateurs parisiens. Une opération en Grande Bretagne est à l’étude avec FranceAgriMer pour 2022 ou 2023.

 

 

* : Alsace, Bordeaux, Bourgogne, Die, Jura, Limoux, Loire et Savoie.

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