LE FIL

Sud-Est

Le nouveau président d’Intervins Sud-Est veut améliorer la gestion des volumes

Jeudi 23 septembre 2021 par Marion Ivaldi

Jean-Claude Pellegrin est producteur à Lambesc dans les Bouches du Rhône, il exploite 60 hectares et est coopérateur à la Cave du Roy René.
Jean-Claude Pellegrin est producteur à Lambesc dans les Bouches du Rhône, il exploite 60 hectares et est coopérateur à la Cave du Roy René. - crédit photo : DR
Jean-Claude Pellegrin l’annonce clairement : le fil rouge de son nouveau mandat sera la gestion des volumes mis sur le marché, trop dépendant des aléas climatiques.

Jean-Claude Pellegrin a de multiples mandats, allant de la présidence de l’IGP des Bouches du Rhône à celle de la commission vitiviniculture de la Chambre d’agriculture des Bouches du Rhône, en passant par la participation au conseil d’administration de la Confédération française des vins IGP et du CNIV. Elu président d’Intervins Sud-Est (9 dénominations sur 10 départements, 1 250 000 hl/an) et succédant à Roger Ravoire (collège des négociants), la gestion des volumes mise ne marché sera le mantra de son mandat. « Je souhaite aboutir à des résultats d’ici la fin de celui-ci » confie-t-il.

Stocker des moûts et des jus

Et c’est une réflexion de fond qu’il compte mener avec les ODG et en étroite collaboration avec l’interprofession. Reprenant une idée portée par la Confédération nationale des IGP, Jean-Claude Pellegrin veut faire évoluer l’outil de gestion des volumes. « En rosé, il ne s’agit pas de garder les vins » constate-t-il, pour une couleur dont la spécificité est la rotation rapide de la commercialisation et la faiblesse du stockage. « Il faut arriver à faire des réserves de moûts et de jus de raisin pour pouvoir apporter des volumes lors des millésimes où les volumes sont insuffisants » estime-t-il. Cette solution doit, souligne-t-il, être envisagée dans de multiples instances nationales ou locales ainsi que dans les instituts de recherche de manière à étudier comment « la construire sur le plan réglementaire et technique ». Elle doit également être construite selon une logique économique. « Nous savons ce que l’on peut vendre et ce que l’on peut développer, soit environ une croissance de 5% de volumes annuels commercialisés » précise-t-il.

Au côté de ce dossier de longue haleine, le nouveau président compte également s’intéresser à de nombreux sujets. Faire en sorte que la qualité des produits soit irréprochable, avec une vigilance particulière sur les IGP Rosés, promouvoir la recherche en matière de réponses aux enjeux environnementaux et climatiques, développer a communication et l’accompagnement des entreprises… comptent parmi les objectifs de son mandat. Il s’agit de maintenir ainsi la dynamique actuelle de l’IGP Méditerranée et renforcer la visibilité des vins IGP de départements.

 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé