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Allergies

Protégez vos vendangeurs de l’ambroisie

Lundi 23 août 2021 par Marion Bazireau

Il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d'air pour que des symptômes d’allergie apparaissent.
Il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d'air pour que des symptômes d’allergie apparaissent. - crédit photo : DR
Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation rappelle les pratiques à mettre en œuvre pour éviter les fortes pullulations d’ambroisie, à laquelle 10% de la population est allergique.

La note BSV "Ambroisies" vient d’être actualisée pour apporter des informations relatives à Ambrosia artemisiifolia, l'ambroisie à feuille d'armoise et présenter Ambrosia trifida, la grande ambroisie ou ambroisie trifide.

« Lorsqu’elles ne sont pas identifiées à temps et qu’elles sont conjuguées à des pratiques culturales inadaptées, ces plantes peuvent entrainer de fortes pullulations locales » indique le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

"De l’asthme chez 50% des allergiques"

Or il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d'air pour que des symptômes d’allergie apparaissent chez environ 10% de la population : « rhinite survenant en août-septembre, associant écoulement nasal, conjonctivite, symptômes respiratoires tels que la trachéite, la toux, et parfois urticaire ou eczéma. Dans 50% des cas, l’allergie à l’ambroisie peut même entraîner l’apparition de l’asthme ou provoquer son aggravation. »

En vigne, le Ministère rappelle que lorsque le sol est laissé à nu, les inter-rangs des parcelles peuvent favoriser l’apparition de plants d’ambroisie et concurrencer le cep pour l’eau.

Peu de moyens de lutte

Surtout, « la période des vendanges tombe à la même période que le pic pollinique de l’ambroisie en septembre, ce qui représente un danger de réaction allergique pour les vendangeurs » prévient-il, reconnaissant que la gestion de l’ambroisie en vigne est compliquée du fait de moyens mécaniques peu nombreux (tondeuse ou débroussailleuse).

Selon la note, « l’emploi de moyens chimiques peut se faire en dernier recours ».

Alors que le risque d’allergie est actuellement très élevé dans la Drôme, l’Ardèche et le nord du Gard, et élevé dans le Nord Isère, la Loire, la Nièvre, la Dordogne, et le Vaucluse, ce sont des élus de la région Nouvelle-Aquitaine qui étaient montés au créneau l’an passé pour faire reconnaître l’ambroisie comme organisme nuisible, ce qui rendrait sa lutte obligatoire et ouvrirait la voie à l’indemnisation des agriculteurs.

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