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Les vins du Muscadet veulent assouplir deux règles après le gel

Pour s'adapter aux conséquences du gel, l'OGD des vins de Nantes souhaite modifier deux aspects des cahiers des charges : l'une sur le conditionnement, l'autre sur le repli.
Par Patrick Touchais Le 19 juillet 2021
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Les vins du Muscadet veulent assouplir deux règles après le gel
Parmi les souplesses demandées par l’ODG, la possibilité de replier des AOC. - crédit photo : Patrick Touchais
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ans le Muscadet, il n’y aura pas de miracle. Le gel a sévèrement impacté la prochaine récolte. “On s’attend à un très faible volume. 10 ou 15 hl/ha en moyenne” souligne le directeur de l’ODG des vins de Nantes, Frédéric Macé, qui travaille à quelques ajustements de cahier des charges proposés pour s’adapter au contexte gel par l’Inao (Institut National de l'Origine et de la Qualité).

Première demande : l’Organisme de Défense et de Gestion (ODG) souhaite modifier les règles d’embouteillage des muscadets régionaux sur lie ; le plus connu étant le Muscadet Sèvre et Maine sur lie. “Ces vins doivent être conditionnés entre le 1er mars et le 31 décembre de l’année qui suit la récolte” précise Frédéric Macé. “On va demander à repousser cette date butoir de trois mois, pour aller jusqu’en mars 2022 pour l’embouteillage du millésime 2020”. Objectif : donner de la souplesse aux opérateurs en leur permettant de gérer les stocks, et la trésorerie.

Non-repli

Deuxième requête : l’ODG va demander la suspension de la mesure de non-repli entre les Muscadet régionaux (Sèvre et Maine, Côtes de Granlieu et Coteaux de la Loire) et le Muscadet AOC (la base de la pyramide). A priori, sauf pour ceux qui ont des contrats à honorer vers le négoce, tous les vignerons vont déclarer les vins les mieux valorisés ; le Muscadet AOC risquant d’être délaissé, alors même que ses sorties sont plutôt en hausse. Il a fait partie des vins qui ont plutôt bien passé la crise sanitaire. “Là encore, on va essayer d’offrir de la souplesse à nos vignerons, et faire en sorte qu’on puisse aussi alimenter ce marché” précise le directeur de l’ODG. Reste à formaliser les choses vers l’Inao, via un dossier de données économiques et techniques.

 

 

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