LE FIL

Pression sanitaire

La période est propice à l’oïdium de la vigne

Vendredi 11 juin 2021 par Marion Bazireau

Tâches d'oïdium sur feuille de vigne.
Tâches d'oïdium sur feuille de vigne. - crédit photo : IFV
En pleine floraison, la vigne est très sensible à la maladie cryptogamique. Le développement du champignon est favorisé par l’humidité matinale et les températures élevées en journée.

Les Bulletins de Santé du Végétal (BSV) sont à l’unisson cette semaine. L’humidité matinale suivi par des températures élevées, parfois supérieures à 30°C, sont propices au développement de l’oïdium dans un vignoble en pleine floraison.

Des symptômes sur feuilles et sur inflorescences ont fait leur apparition ces derniers jours. Ils sont en augmentation dans de nombreuses parcelles des Pyrénées-Orientales. Dans le Gard, « les tous premiers symptômes sur baies sont observés sur carignan ». Même chose dans l’Hérault, où le phénomène concerne en plus les parcelles sensibles de chardonnay, roussane, ou viognier.

"Nouveaux symptômes sur TNT"

Dans le Languedoc, seuls les viticulteurs de l’Aude sont pour l’heure épargnés. A Bordeaux, de nouveaux symptômes ont été signalés cette semaine sur les rangs de Témoins Non Traités (TNT). Dans le réseau de Saône et Loire, 8 % des parcelles sont touchées. « Là où la maladie est détectée, il s’agit encore la plupart du temps de quelques taches sur des parcelles à historique aussi bien de chardonnay que de pinot » indiquent les techniciens.

Poudrer les parcelles sensibles

La majorité des parcelles du réseau de l’Association des techniciens viticoles du Maine et Loire (ATV49) ont atteint le stade « Boutons Floraux Séparés ». Comme les conditions climatiques pour les 10 prochains jours vont être ensoleillées et chaudes, les techniciens préconisent des poudrages sur les parcelles qui ont présenté des symptômes l’année dernière en fin de saison.

« C’est aujourd’hui la solution la plus efficace pour gérer des parcelles sensibles à historique. De plus, c’est un excellent moyen de limiter l’apparition de résistance aux molécules de synthèse dans notre vignoble ». L’effet vapeur permet une bonne répartition du principe actif sur tous les organes, et dure 48 à 72 heures.

« Lorsque les conditions sont favorables, il ne faut pas hésiter à prévoir 2 passages en encadrement de floraison, et éventuellement un troisième en cas de symptômes sur grappes à partir de la fermeture, en évitant les journées supérieures à 30°C ou en diminuant la dose appliquée à 15 kg/ha » concluent-ils, précisant que cette stratégie n’est pertinente que du fait de l’absence de risque de contamination mildiou.

 

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