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Ravageurs

Le retour des glomérules des larves de tordeuses de la vigne

Vendredi 28 mai 2021 par Marion Bazireau

Ces amas de boutons floraux liés par du fil de soie par les larves pour se fabriquer un abri avant leur métamorphose.
Ces amas de boutons floraux liés par du fil de soie par les larves pour se fabriquer un abri avant leur métamorphose. - crédit photo : Inrae Save
Les premiers boutons floraux liés par la soie des larves d’eudémis et cochylis ont été repérés à Bordeaux et en Provence. Les vignerons vont bientôt pouvoir les compter pour savoir s’ils devront traiter dans un mois.

Les températures fraiches des derniers mois n’ont pas profité aux tordeuses de la vigne eudémis et cochylis.

Pour autant ce 27 mai, les rédacteurs des Bulletins de Santé du Végétal (BSV) de certaines régions signalent de premières découvertes de glomérules, ces amas de boutons floraux liés par du fil de soie par les larves, afin de se fabriquer un abri avant leur métamorphose en chrysalide, puis en papillon.

En Provence-Alpes Côte d’Azur, c’est le cas dans des secteurs très précoces. « Les bilans de fin de première génération pourront y être réalisés dès la semaine prochaine » indique le BSV, dont les rédacteurs prévoient un début du vol de la 2ème génération prévu vers le 8 juin dans les secteurs les plus précoces.

"Du côté de Libourne"

Dans le vignoble bordelais, c’est du côté de Libourne que les premiers glomérules ont été observés. « L’approche de la floraison est la période de prédilection pour estimer les populations de tordeuses sur les parcelles en réalisant des comptages de glomérules » rappelle le BSV. Selon ses rédacteurs, lors de la deuxième génération, les viticulteurs n’auront pas à traiter à l’insecticide s’ils n’en comptent qu’entre 0 et 5 pour 100 inflorescences.

Au-delà, il faudra tenir compte « d'autres paramètres comme l'historique de la parcelle, la présence d'une lutte par confusion sexuelle, la pression vers de grappe sur le secteur, ou les conditions climatiques lors du 2ème vol. »

Ces seuils sont différents dans chaque région. A Cognac, ils sont de 100 à 200 glomérules pour 100 grappes pour les vins de distillation, et de 30 à 70 glomérules pour les autres vins. Pour l’heure, le risque y est quasi nul. « Des captures de cochylis n’ont été enregistrées que sur Epargnes, et d’eudémis à Juillac le Coq, St Preuil, Ecoyeux et Sigogne » témoigne le BSV charentais. Les comptages seront à démarrer durant la première quinzaine de juin.

Des seuils plus bas liés au gel

Dans le Val de Loire et le vignoble du Centre, il est également conseillé d’attendre le stade « boutons floraux séparés » pour observer les glomérules. Dans ces régions, le seuil habituellement retenu pour traiter est de 30 à 50 glomérules pour 100 grappes observées.

« Compte tenu du gel et de la perte d’inflorescences, il faudra certainement retenir exceptionnellement la fourchette basse à savoir 30 glomérules cette année » préviennent les techniciens de l’Association des techniciens viticoles du Maine-et-Loire.

 

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