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Politique communautaire
De la ferme à la table "n'est pas une stratégie, c'est une tragédie" européenne alerte la filière vin

Ambitieuse en termes de transition agroécologique, la nouvelle politique de sécurité alimentaire européenne va causer d'importants impacts économiques pour les filières. Des conséquences qui doivent être estimés préalablement pour 31 organisations agricoles.
Par Alexandre Abellan Le 20 mai 2021
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De la ferme à la table
S'adressant à Bruxelles, « nous demandons […] une politique fondée sur des données concrètes et des preuves scientifiques […] et non sur l’idéologie et les positionnements politiques » préviennent les signataires de la lettre conjointe. - crédit photo : Commission Européenne
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romue depuis un an par la Commission européenne, la stratégie « de la ferme à la fourchette » n’est pas envisageable « sans une analyse d'impact exhaustive » préalable alertent 31 organisations agricoles européennes dans une déclaration commune. Notamment signée par le Comité des Organisations Professionnelles Agricoles de l'Union européenne (Copa), le Comité Général de la Coopération Agricole de l'Union européenne (Cogeca) et la CEVI (Confédération Européenne des Vignerons Indépendants). « Voilà un an que j’alerte sur le sujet : Farm2Fork n’est pas une stratégie, c’est une tragédie ! » annonce sur Twitter Thomas Montagne, le président de la CEVI.

Pour marquer le premier anniversaire, ce 20 mai, du lancement à Bruxelles de la stratégie « de la ferme à la fourchette » (ou F2F pour Farm to fork), les signataires de la lettre estiment que « cette stratégie soulève encore trop de questions sans réponses au sein de la communauté agricole et agro-alimentaire européenne », ajoutant que « cette année d’intenses débats n’a fait que multiplier nos sujets d’inquiétude ».

Pacte vert

Volet du Pacte Vert de la Commission Européenne, la stratégie F2F est vue comme trop ambitieuse et rapide dans sa mise en place par la filière agricole (comme la réduction de 50 % de l’usage des pesticides chimiques d’ici 2030, réduire de 20 % l’épandage d’engrais d’ici 2030, promouvoir l’agriculture biologique pour qu’elle passe à 25 % des surfaces agricoles…). Précisant ne pas s’opposer aux principes de la politique F2F (« améliorer la durabilité au plus vite, tout en préservant les normes de qualité les plus élevées ainsi que le caractère abordable des denrées alimentaires »), la lettre commune demande une étude d’impact global « sur notre capacité de production, notre compétitivité, nos importations et, finalement, sur les prix payés par le consommateur ».

Rappelant que cette étude d’impact préalable était promise par Frans Timmermans, le premier vice-président exécutif de la Commission européenne, les organisations agricoles demandent que cet engagement soit tenu pour préserver « notre capacité de production, notre compétitivité, nos importations et, finalement, sur les prix payés par le consommateur ».

 

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