LE FIL

Le vin à la ville

Pauline Lair réinvente la profession de négoce

Vendredi 23 avril 2021 par Patrick Touchais

 Faute de salons, Pauline Lair a ouvert une boutique éphémère à Angers pour présenter ses premiers vins.
Faute de salons, Pauline Lair a ouvert une boutique éphémère à Angers pour présenter ses premiers vins. - crédit photo : Patrick Touchais
Pauline Lair a créé son entreprise de négoce-vinificateur l’an passé. En attendant l’ouverture de son chai urbain à Angers, et la tenue de salons pro, elle a ouvert une boutique éphémère.

Au départ j’avais envie de reprendre un domaine, mais ça ne s’est pas fait. En même temps, face aux aléas climatiques, je me disais, qu’un domaine devait être adossé à un négoce. Et, j’ai découvert à l’étranger le concept de chai urbain. Je me suis lancée”. Courant 2020, malgré la crise sanitaire, Pauline Lair n’a pas été découragée par l’ambiance plombante du moment, et a créé son “négoce artisanal” à Angers, baptisé “1006, vins de Loire”. 1 006, comme la longueur de la Loire en kilomètres.

Diplômée d’une école de commerce, puis titulaire d’un master en vin et spiritueux, complétée par un BPREA décroché en 2017, Pauline Lair a bâti son parcours à travers des expériences variées : dans un petit domaine en Nouvelle-Zélande, chez Castel au service export, puis dans un domaine en Anjou.

Cépages du coin

Dans sa nouvelle activité, elle a décidé de travailler le segment des vins de cépage typiques de la Loire (sauvignon, gamay, grolleau, chenin, cabernet franc, melon) en achetant des raisins bio chez des “vignerons-partenaires” tout au long du fleuve, qu’elle vinifie elle-même en méthode naturelle, avec “juste ce qu’il faut de SO2 pour des vins droits”. Elle a travaillé, avec les vignerons, les cuves de 2020 dans les domaines, faute de locaux, toujours en travaux.

Son chai urbain – un ancien entrepôt de 400 m2 dans le quartier de la Baumette, à quelques encablures du centre-ville – devrait ouvrir avant les prochaines vendanges. Il servira également de lieux de vente et d’animations autour de la dégustation. 1 M€ a été investi.

Ses premières cuvées tout juste embouteillées en IGP Val de Loire ou Vins de France, la jeune vinificatrice comptait sur les salons professionnels angevins de février pour présenter son premier millésime. “Il a fallu réagir. Je démarche individuellement des cavistes et parallèlement, j’essaie de me faire connaître des Angevins”, indique Pauline Lair. Elle a ainsi ouvert une boutique éphémère pour quelques mois dans le centre-ville d’Angers. Du jeudi au samedi, elle propose ses bouteilles à la vente (11 à 13 € TTC) et à la dégustation. Un seul mot d’ordre pour la dynamique jeune femme : s’adapter pour avancer.

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