LE FIL

Courant majeur

Vendredi 19 mars 2021 par Bertrand Collard

Ce n’est rien de dire que l’environnement et la santé sont des préoccupations majeures de nos concitoyens. Les exemples abondent pour s’en convaincre. Cette semaine, les créateurs du label Zéro résidus de pesticides se réjouissent du succès de leur démarche. Alors qu’il n’a que trois ans, 30 % des Français disent le connaître. Ces derniers sont aussi déjà très nombreux à acheter des produits bénéficiant de ce label. De quoi faire des envieux du côté de la Haute valeur environnementale dont la notoriété peine à décoller. Mais il faut dire que le battage médiatique autour des résidus de pesticides est tel qu’il est difficile de tout ignorer de ce sujet. Si bien que « Zéro résidus de pesticides » parle forcément aux gens. Les producteurs à l’origine de cette démarche ont eu du flair. Ils veulent proposer autre voie respectueuse de l’environnement et de la santé que le bio. L’avenir dira combien de consommateurs la suivront. En attendant, l’appétit pour le bio est toujours aussi insatiable. Après bien d’autres, Baron Philippe de Rothschild entend y répondre avec une version bio de son Mouton Cadet. Avec cette innovation, la marque espère reconquérir la jeune génération faisant remarquer que les moins de 25 ans sont extrêmement nombreux à s’intéresser au vin dès lors qu’il est bio. Bien d’autres initiatives sont en cours pour répondre à l’exigence du public pour des pratiques plus vertueuses. Les coopérateurs de Maison Sinnae dans le Vaucluse viennent de passer commande de 500 nichoirs à mésanges et abris à chauve-souris. Leur fabricant dit avoir déjà construit et vendu 10000 de ses nichoirs et abris spécialement conçus pour les parcelles agricoles, alors qu’il a démarré en 2018. Quelle meilleure preuve que les viticulteurs et les agriculteurs se soucient d’entretenir et de préserver la vie qu’abritent leurs parcelles ?

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