LE FIL

D’ici 2025

Le vignoble des Côtes de Bourg conforté dans son obligation de certification HVE

Mercredi 03 mars 2021 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 04/03/2021 22:16:10

Même les exploitations certifiées sur d’autres référentiels devront être engagées dans la HVE pour bénéficier de l’AOC.
Même les exploitations certifiées sur d’autres référentiels devront être engagées dans la HVE pour bénéficier de l’AOC. - crédit photo : Amarante Puget/Vinalys
Bénéficiant d’un cadre réglementaire désormais validé par l’INAO, l’appellation bordelaise voit la certification Haute Valeur Environnementale se généraliser à grande vitesse parmi ses exploitations.

Ce 25 février, le conseil d’administration du syndicat des Côtes de Bourg confirme la décision prise il y a un an, le 6 février 2020, que la certification Haute Valeur Environnementale (HVE) s’imposera à tous les opérateurs de l’AOC à partir du millésime 2025. Au regard des dernières décisions de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO), le syndicat bordelais a désormais le cadre réglementaire lui permettant d’intégrer une obligation de certifications environnementale à son cahier des charges. L’appellation des Côtes de Bourg n’introduira l’obligation de certification HVE qu’en 2025, l’obligation devenant immédiate d’après la doctrine de l’INAO. La filière et l’administration ne souhaitant pas de période transitoire, mais qu’un maximum de producteurs soient certifiés lorsque l’obligation devient effective.

« Nous allons tendre vers 100 %, nous sommes bien partis » indique Didier Gontier, le directeur de l’Organisme de Défense et de Gestion (ODG). D’après le dernier sondage réalisé au moment des déclarations de récolte par l’AOC, 105 exploitations sont engagées HVE (pour 2 316 hectares certifiés et 351 en conversion) sur 172 opérateurs répondants (pour 3 394 ha). Avec 61 % des exploitations et 78 % des surfaces en 2020, la HVE s’implante rapidement en Côtes de Bourg (24 exploitations pour 780 ha s’inscrivaient dans la HVE en 2018). En comptant les autres démarches environnementales (bio, Terra Vitis, Demeter, AgriConfiance…), 90 % des surfaces et 80 % des entreprises s’inscrivent dans une certification agroécologique (contre respectivement 54 et 46 % en 2018).

Accompagnement à la transition

« Plus qu’une évolution, c’est une révolution ! » constate Didier Gontier, qui souligne qu’au-delà de l’obligation de certification, l’ODG met en place des outils de formation et une certification collective. Permettant aux opérateurs d’échanger sur leurs bonnes pratiques, les formations sont des accélérateurs de transition indique Marc Francolon, le responsable technique de l’ODG. L’expert indique que les principaux défis pour la certification HVE concernent les mises aux normes. Comme le manque d’aération dans le local phyto ou la bonne prise en compte de Zone de Non-Traitement aquatique.

Parmi les exploitations qui ne sont pas certifiées, une grande partie indique être intéressée par la certification HVE note le syndicat viticole. Mais une autre partie est constituée de domaines dont les propriétaires sont proches de la retraite, rendant plus difficile un engagement reconnaît Didier Gontier, qui reste confiant : « en 2025, nous serons dans les clous ». Restant vigilant sur les possibles évolutions du cahier des charges HVE, l’ODG note déjà la tendance à la mieux-disance de ses opérateurs (47 % n’utilisent plus de phytos CMR, 24 % ont arrêté les herbicides…).

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