LE FIL

Résidus phytos

Valérie Murat condamnée à 125 000 € pour dénigrement des vins de Bordeaux

Jeudi 25 février 2021 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 26/02/2021 12:08:59

'CIVB = méthode Monsanto pour la vigne et les assos' clamait une pancarte affichée lors de la manifestation du 17 décembre au tribunal de Libourne, lors d'une manifestation de soutien à Valérie Murat (au centre)..
'CIVB = méthode Monsanto pour la vigne et les assos' clamait une pancarte affichée lors de la manifestation du 17 décembre au tribunal de Libourne, lors d'une manifestation de soutien à Valérie Murat (au centre).. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
La justice donne raison à l’interprofession girondine et aux 25 opérateurs bordelais attaquant les communications de la militante antiphyto sur les résidus de pesticides de vins certifiés Haute Valeur Environnementale (HVE). L’association antiphyto ira en appel.

« Sale temps pour les lanceurs d’alerte » grince Valérie Murat, la pasionaria des antiphytos. La chambre civile du tribunal judiciaire de Libourne condamne ce 25 février l’association Alerte Aux Toxiques (AAT) et sa porte-parole, Valérie Murat, à 125 000 euros pour dénigrement des vins de Bordeaux. Une sanction forte et à exécution immédiate pour sanctionner les communications d’AAT du 15 septembre 2020, qui dénonçaient la présence de 28 résidus phytos détectés dans 22 vins, essentiellement de Bordeaux et certifiés Haute Valeur Environnementale (HVE). « Ces écrits ont été largement diffusés et accompagnés de slogans peu mesurés. Ils constituent sans équivoque un dénigrement fautif » indique l'arrêt de la chambre civile consulté par Vitisphere.

Pour la présidente du tribunal, Valérie Bourzai, « il ressort de l'étude de l'article contesté que les vins analysés y sont classés en fonction du nombre de substances dangereuses ou toxiques constatées [...] or, à aucun moment l'AAT et Madame Murat n'ont décrypté et analysé les chiffres qu'ils ont indiqués, malgré les commentaires du rapport d'analyse diligenté. » Ayant réalisé les analyses, le laboratoire Dubernet rappelle que les résidus constatés sont « très largement en inférieurs aux Limites Maximales de Résidus respectives ». Pour la justice, « il est manifeste que l'AAT et Madame Murat, rédactrice du rapport, ont fait le choix d'une communication volontairement anxiogène, sans aucune explication sur le mode de dangerosité d'une substance, ni sur les taux constatés. »

100 000 € pour le CIVB

« Ce n’est pas une victoire, c’est une grande victoire » indique maître Jean-Philippe Magret, défense du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, qui a porté plainte le 21 octobre 2020 et a été suivi par 25 autres plaignants*. Ayant demandé 100 000 € de dommages et intérêts pour pouvoir financer un plan média mettant en avant ses efforts environnementaux, le CIVB reçoit ce montant en réparation du délit civil. Mais pour l'ancien bâtonnier Jean-Philippe Magret, l’essentiel de la décision se trouve dans « l’obligation de retirer tout article dénigrant sur tous supports, avec 500 € d’astreinte par jour de retard sous un délai de 15 jours à notification de la décision. Cela met un terme au dénigrement » souligne le ténor du barreau. AAT doit également publié le jugement sur son site, ainsi que « sur les comptes Facebook et Twitter de Madame Valérie Murat [et] les organes de presse qui ont publié l'article dénigrant » ajoute le tribunal.

"Procédure bâillon"

« Jamais une procédure bâillon n’a aussi bien porté son nom » répondent d’une même voix Valérie Murat et maître Éric Morain, la défense d’AAT et de Valérie Murat. « C’est la pire décision que l’on pouvait avoir. On voulait la mort sociale de Valérie Murat, on l’ordonne » précise l’avocat parisien, martelant, comme lors de ses plaidoiries, que cette procédure ne traite pas de dénigrement, mais de diffamation. « Nous ferons appel. Nous défendre, c’est la seule chose dont on ne nous prive pas. On ira devant la cour d’appel, si besoin devant la cour de cassation et s’il le faut jusqu’à Cour de Justice Européenne » prévient Éric Morain.

Disant devoir analyser la mise en application de cette condamnation, Valérie Murat n’atténue pas son propos dans l’immédiat : « le prétendu pays du vin, la première AOC de France, protège ce qu’il y a de pire : l’omerta. [Bordeaux] continuer à protéger une économie mortifère avec la pulvérisation de pesticides toxiques d’avril à septembre pour les ouvriers viticoles, les riverains, les écoles… » Des déclarations que ne veulent plus entendre les vignerons bordelais. « Visant toujours Bordeaux, le dénigrement systématique des choses conformes doit cesser alors que beucoup de choses sont à redire ailleurs » réplique Jean Eynard, le président de la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA). Visé par une analyse d'AAT, le vigneron du château Genibon Blanchereau en Côtes de Bourg souligne qu'avec cette procédure « il n'y a rien d'extrêmement glorieux, c'est pitoyable d'en arriver là... Ils font appel, on verra : j'ai appris à être prudent. »

Victoire temporisée

« Ça doit s’arrêter, on ne peut pas dire n’importe quoi dans le seul but de détruire et salir l’image des vins de Bordeaux » renchérit Philippe Carrille, plaignant au nom du château Poupille (certifiée bio à Castillon ne faisant pas partie des 22 analysés, mais souhaitant participer à la procédure). Pour le vigneron bio, « c’est la justice qui est rendue, il ne s’agit pas de critique mais de pur mensonge » pointe-t-il. La plainte du CIVB portant sur la mise en avant par AAT des effets sur la santé de produits phytosanitaires purs alors que les matières actives ont été détectéés diluées dans des concentrations légales pour les 22 vins analysés.

Si les 26 plaignants peuvent souligner la défaite de Valérie Murat, « on ne peut pas considérer ce jugement comme une victoire. Ce n'est pas notre volonté de nuire, mais quand on nous attaque, on répond » déclare Cédric Coubris, le président des Vignerons Indépendants de Gironde, propriétaire du château La Mouline à Moulis-en-Médoc. « Il n’y a rien à fêter » confirme Philippe Carrille, pour qui « le mal a déjà été fait. Il faudra du temps et du courage pour que les viticulteurs se fassent entendre. J’espère que la presse qui a relayé ces fausses informations va le réparer. C’est un juste retour des choses pour les gens qui travaillent bien et se battent toute l’année pour survivre. Et ce mot n’est pas trop fort aujourd’hui. »

"Le procès bâillon des mensonges"

« C'est le procès bâillon des mensonges. On ne peut pas dire de contre-vérités. Tous nos vins sont licites » déclare Cédric Coubris. Le vigneron souligne qu'il est injustifié pour un lanceur d'alertes d'imposer une orientation culturale, ici la bio au détriment de la HVE : « ce n'est parce qu'un produit est naturel qu'il y absence de risques. C'est la dose qui fait le poison. Il n'y a pas à distinguer les produits naturels de ceux de synthèse. »

« Nous sommes aujourd’hui satisfaits de cette décision de justice. Elle tient compte des préjudices que nous avons collectivement subis et rappelle à chacun que le dénigrement ne peut rester sans sanction » indique dans un communiqué Bernard Farges, le président du CIVB, qui cite le jugement de la chambre civile : « ce dénigrement a porté préjudice au vignoble bordelais qui tend à modifier ses pratiques ».

 

* : À l’attaque initiale du CIVB s’ajoutent celles de trois fédérations : la section Nouvelle-Aquitaine de la Fédération des Coopératives de France, la Fédération des Grands Vins de Bordeaux (FGVB) et la Fédération des Négociants de Bordeaux et Libourne (Bordeaux Négoce). Onze syndicats viticoles se sont également déclarés : les AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur, Côtes de Bourg, Entre-deux-Mers, Graves et Graves Supérieures, Margaux, Médoc, Haut-Médoc et Listrac-Médoc, Pessac-Léognan, Saint-Julien, Saint-Emilion, Saint-Emilion Grand Cru et Lussac-Saint-Emilion, Sauternes et Barsac, et enfin l’Union des Côtes de Bordeaux (UCB). Dix domaines étaient représentés à l’audience : la S.C.E.A. Vignobles Vincent, la société civile Château Fonréaud, la société civile d’exploitation Dominique Haverlan, la SCF Château Vieux Cassan, la S.C.E.A. Vignobles Grandeau, l’EARL Eynard Sudre, la SAS Coubris JLC, le GAEC reconnu de l’Enclos, la S.C.E.A. des Vignobles Jean-Marie Carrille, l’EARL Jullion. Un négociant intervient également, la SA Maison Sichel.

 

Définition du dénigrement

Dans son arrêt, la présidente Valérie Bourzai rappelle la définition du dénigrement qui se fonde sur l'article 1240 du Code civil : "jeter le discrédit sur un concurrent en répandant à son propos, au sujet de ses produits ou services, des informations malveillantes.Il tend à porter atteinte à l'image de marque d'une entreprise ou d'un produit désigné ou identifiable afin de détourner la clientèle, en usant de propos et d'arguments répréhensibles, ayant ou non une base exacte, diffusés ou émis de manière à toucher les clients de l'entreprise visée, concurrente ou non de celle qui en est l'auteur."

 

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VOS RÉACTIONS
Dominique Le 09 mars 2021 à 12:08:54
Cher Benji, je vois que la FNSEA continue, en mode masqué, de propager des fake news autour de l'affaire de Villeneuve et ses 24 écoliers intoxiqués. Rappelons les faits. Le Chateau Castel la Rose ( dirigée par la maire de la commune ...) a une parcelle qui entoure la cour de l'école sur 3 côtés. Le quatrième côté, c'est le bâtiment de l'école. Du mancozèbe a été épandu sur cette parcelle au ras du grillage. Cette matière est maintenant interdite parce que c'est un CMR... Et vous osez raconter encore que c'est un bio situé à des dizaines de mètres, de l'autre côté de la route qui serait à l'origine de l'intoxication ! Un peu de décence vous honorerait. Ce n'est pas avec des arguments d'arrière garde de ce tonneau là, que Bordeaux va sortir de l'ornière où elle s'est mise.
Benji Le 09 mars 2021 à 08:15:28
Guillaume votre réflexion peut paraître intéressante si ce n’est que votre exemple d’intoxication est dû à des vignes traités en bio avec du soufre et de la bouillie bordelaise paradoxalement aucun média n’a voulu communiquer dessus préfèrent incriminer les Vignerons conventionnels! Quand aux risque cancérigènes ou autres ils sont tous issus de préconisations basés sur des données informatiques extrapolés par des hygiénistes qui travaillent pour des firmes pharmaceutiques ! Ces mêmes hygiénistes pro canabis?? Ne devrait-on pas faire d’études approfondies sur le sujet?,
Guillaume Le 02 mars 2021 à 19:15:43
Au delà des clivages, on voit bien le lobbying des professions du vin. Des professionnels qui pulvérisent trop prêts d'une école et intoxifient une trentaine d'enfants: 8000€ à débourser seulement (aucune des confédérations viticoles CIVB .. qui ont attaquées dans cette affaires n'étaient pas partie civile alors que l'image des vins de bordeaux en prend un sale coût et la santé des habitants aussi). dans ce cas, un article de presse est la condamnation est 125000 €. --> 2 poids / 2 mesures plus on en puissants et friqués plus on a le droit de ne pas respecter les autres. --> Des cancers reconnus maladies professionnelles pour les ouvriers agricoles (bizarrement ce ne sont pas les patrons qui en meurent) et la facture revient au contribuables français. Dans les années 1980/1990, ils avaient réussi à faire inscrire dans les livres de grossesses que boire un verre de vin par jour était bon pour les femmes enceintes ...
thierry R Le 02 mars 2021 à 17:03:02
HALTE AU FEU !!!! Je suis trés triste ! Viticulteur de Bx et Bx sup pendant 44 ans qui a été pour moi un metier de passion, nous subissons avec mes confrères viticulteurs depuis plusieurs années des attaques agressives et une désafection de notre metier. Nous sommes des empoisoneurs : je ne connais pas un vigneron heureux de depenser une fortune en produits de traitement mais exactement quant vous avez un enfant malade vous l'emmenez chez le medecin puis à la pharmacie et peu importe si les medicaments sont bio ou autre une seule chose compte , la querison de votre enfant .Pour nous c'est pareil , vous travaillez toute l'année dans votre vigne et lorsqu'il y a une forte attaque de mildiou , bio ou pas vous essayez de sauver votre recolte ! qui ne connais pas un voisin "neorural" qui plante ses 6 pieds de tomate non traités trés étonné certaines années de ne pas en cueillir une ! Tout ça n'est pas le plus grave , quant j'ai commencé mon metier debut 1970nous étions dans le village une quinzaine de vignerons independants , il n'en reste plus que 4 dont mon fils qui a pris ma suite dont je suis trés fier de son courage et de sa volonté . Il suffit de se promener sans aller trés loin pour tomber sur des parcelles ou des propriétés entières abandonnées , sans parler des fermages arrétés sans repreneurs , et nous sommes à Bordeaux !!! Quel va etre notre paysage rural dans quelques années ! Alors je vous en suplie, arretez de tirer sur l'ambulance ! mais je vous assure , on peu avoir encore l'amour de ce metier malgré les embuches .
Fleur Le 01 mars 2021 à 13:49:48
Excellent, à vouloir toujours dire n’importe quoi, dénigrer sans fondements voilà à quoi on s’expose ! Bravo aux professionnels qui ont eu le courage d’attaquer au cœur la bêtise diffamatrice !
Matt Le 27 février 2021 à 08:52:48
Alors ne soyez pas certifié HVE .. dénigrement de démontrer que des analyses de produits sont toxiques.. c'est bien on avancera donc jamais vers un monde plus propre et sain pour les futures générations. Continuons de masquer la vérité et de faire croire via les grands ponte du vin de BDX qu'ils sont dans le vrai. Leur politique de négoce, de prix, de primeur est tout simplement la cause de leur mauvaise santé.. Pas les lanceurs d'alerte. Bordeaux se fait une mauvaise pub tout seul depuis 15ans.. étant dans le métier. La nouvelle génération de somm, caviste etc sont en grande majorité dégoûté de Bordeaux (sauf les bordelais bien évidemment.. ) vont ils attaquer en justice tous les sommeliers et cavistes qui dénigre leur vin ? Bordeaux dans les toilettes..
Savary Le 26 février 2021 à 14:58:19
Le problème avec les calomnies et les rumeurs malveillantes est que, comme le duvet de plumes lâché dans la ville, on met bien longtemps, voire on ne peut jamais le ramasser. Ces propos atroces font du mal aux Bordeaux HVE qui cherchent à faire bien et font de mieux en mieux.
Paul Le 26 février 2021 à 08:00:43
Fille de viticulteur, Valérie Murat n'hésite pas à "cracher dans la soupe". Sa seule passion est de s'acharner sur un métier qui l'a fait vivre ! Son obsession sur les pesticides et la HVE dénote une méconnaissance du sujet et une fermeture à toute évolution qui va dans le bon sens. La viticulture n'aura jamais grâce à ses yeux, sa pensée se résume à la détestation gratuite d'hommes et de femmes d'un métier.
Jean Le 25 février 2021 à 19:20:58
Valérie Murat n'a pas l'empathie nécessaire pour apporter du bon sens à la situation. Elle dénigre tout effort et condamne comme une inquisitrice toute la viticulture! quelle compétences a t'elle ? quelle légitimité a t'elle ? une critique systématique qui condamne du plus petit au plus grand, des travailleurs désemparés devant l'équation difficile à relever du tout bio. Je ne crois pas a l'état providentiel pour résoudre tous ces problèmes mais je constate désabusé, l'intolérance des lanceurs de piques qui stigmatisent sans scrupules tout les viticulteurs!
Dangers Le 25 février 2021 à 17:58:08
Joseph écrit : "crient haut et fort le droit de continuer à nous empoisonner lentement . Je denigre ? " Soyons sérieux et ayons un peu d'objectivité de fin de soirée (de avant la Covid) Je discutais à une fin de soirée avec un journaliste agri/vi dans le AB. Elle nous ventait l'intérêt du AB avec moins de pesticides et tout et tout. Mais, lucidité, sagesse de la nuit ? Où écoute de Raymond Devos (voir si après à partir de 45 secondes) ? Quand on s'est dis , regardons objectivement les choses, on à convenu ensemble que dans le vin ce qui continue à nous empoisonner lentement c'est un truc qui représente entre 13 et 15 % du contenu (et peut être plus avec les vis du sud), pour lequel tous les scientifiques sont d'accord. On discute de truc qui représente des 0,000 000 001 % du vin (rien ou 3 fois rien dirait Raymond) Et bien en fin de soirée, même avec notre militante (mais un peu scientifique) AB on est tombé d'accord et ... je laisse deviner si l'on a repris "trois fois rien" ou plus du produit que l'on aime et que l'on a jamais cité, le CH3-CH2-OH Bises
joseph Le 25 février 2021 à 14:44:00
Ce proces aurait du etre depaysé . On peut legitimement soupconner les juges bordelais de ne pas etre partial.De toute maniere les bordelais ne l'emporteront pas au paradis leur victoire. Je leur prefere et de loin les vins du languedoc Roussillon avec leur variété de cepages, leur profondeur en bouche, qui n'est pas de la maceration de chene en copeau qui constitue la norme en Bordelais depuis que Parker y fait sa loi. Plutot que de dire " on ne le fera plus" ces gens peu sympathiques , qui se prennent pour les dieux, mais ne sont plus capable de nous faire rever, à part de rares exceptions , crient haut et fort le droit de continuer à nous empoisonner lentement . Je denigre ?
voltaire Le 25 février 2021 à 13:25:55
En réponse à Dominique les Suisses doivent traiter entre 15 à 20 fois par saison contre le Mildiou et l' Oidium ce qui n' est pas le cas chez nous . En revanche ils ont développé une politique de plantation de variétés résistantes venant de leur obtention végétale et surtout d' autres pays Européens. Nous restons en France en très retard sur ce point. Les consommateurs dans le futur demanderont des vins issus de raisins ayant subi peu de traitements phytosanitaire. Le tribunal a condamné en appliquant uniquement les règles de droits et non les souhaits des consommateurs et de la société. La presse bobo et autres écolos sera très bien manipulée cette décision. A la place des présidents des ODG et CIVB je me réjouirai pas trop mais j' expliquerai le travail d'un viticulteur et la nécessité de traiter que l' on soit en bio ou conventionnel.
Panouille Le 25 février 2021 à 12:51:58
A quand une condamnation de la sepanco générations futures Biocoop et consorts pour dénigrement de l'agriculture conventionnelle qui n'a aucune leçon a recevoir du Bio mais qui au contraire devrait travailler main dans la main.
Benito Le 25 février 2021 à 12:40:02
Très intéressant les propos de Dominique qui compare Mme Murât à mr Navalny qui est considéré comme un opposant à Poutine mais c’est surtout un etre raciste et xénophobe à la solde d’un groupuscule d’extrémiste ( citation de Mélenchon en 2015) le parallèle est édifiant!
JAGU Le 25 février 2021 à 12:27:40
Ne rêvons pas, médiatiquement, c'est beaucoup moins porteur que de dénigrer les vins de Bordeaux. Cette condamnation ne sera pas évoquée dans les médias généralistes ou sinon, pour faire passer Mme Murat pour une pauvre victime...
Dominique Le 25 février 2021 à 11:05:53
Ca fait penser à Alexandre Navalny condamné par Poutine pour diffamation. Où en est la liberté d'expression dans ce pays ? La justice de ce pays a plus vite fait de condamner une victime que de punir ceux qui vendent des produits toxiques. On peut espérer que la réaction de la société sera à la mesure de cette atteinte à la liberté de contester les pesticides. Heureusement, les Suisses seront sans doute là pour remettre les pendules à l'heure, grâce à leur référendum sur l'interdiction des pesticides de synthèse.
Benji Le 25 février 2021 à 10:40:33
Enfin une bonne nouvelle ras le bol de ces pseudos associations donneurs de leçons qui manipulent certaines personnes tel que Mme Murât cela a des seules fin du bio- bussiness au détriment des vrais producteurs bio ou non ! Ce procès est d’abord le premier de ces pseudo associations en espérant qu’il ne soit pas le dernier! Vivement qu’il y ait des procès à l’encontre de L 214,des antispecismes,etc... qui détruisent nos productions et notre savoir faire français à grands coups de mensonges et de fausses informations médiatiques !!
Mi Moor Le 25 février 2021 à 10:27:09
Après le scandale du classement des vins de Saint Emilion, le scandale des pratiques douteuses des vins HVE, la justice passe outre l'honnêteté de ceux qui pratiquent une belle agriculture hors du profit mais dans les règles respectueuses du produit, de l'homme et de l'environnement. Les résidus dans le vin normé HVE sont un secret de polichinelle. A l'heure du Bordeaux bashing, une autre décision eut été souhaitable.
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