LE FIL

Coppereplace

2 ans pour réussir à se passer de cuivre au vignoble

Mercredi 17 février 2021 par Marion Bazireau

L'IFV, les Vignerons bio de Nouvelle-Aquitaine et Gérard Bertrand participent au projet.
L'IFV, les Vignerons bio de Nouvelle-Aquitaine et Gérard Bertrand participent au projet. - crédit photo : Creative Commons
L’Europe a attribué plus d’un million d’euros à 13 partenaires français, espagnols et portugais pour trouver des alternatives au cuivre en viticulture et des solutions pour décontaminer les sols.

1,17 million d'euros. C’est le financement accordé par le fonds européen de développement régional à 13 partenaires de France, d’Espagne, et du Portugal pour mener à bien le projet Coppereplace.

Ils ont jusqu’au 28 février 2023 pour valider des solutions innovantes et viables permettant une réduction de l’utilisation du cuivre en viticulture. Leur deuxième objectif est de réussir à trouver comment restaurer les sols contaminés.

Des alternatives au cuivre vont d’abord être testées à petite échelle par les instituts techniques, l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) et le Syndicat des Vignerons bios de Nouvelle-Aquitaine pour la France, avant d’être déployées à plus grande échelle dans un vignoble. En France, les essais auront lieu dans les domaines de Gérard Bertrand. En Espagne et au Portugal, ils seront mis en œuvre chez Torres* et Sogrape.

Microcapsulation et nouvelle pulvérisation

« L’idée est de mettre en commun nos expériences pour sélectionner sept ou huit solutions qui permettent de se passer du cuivre, ou au moins, d’en réduire l’utilisation. Nous prévoyons par exemple de travailler sur des substances de base formulées d'equisetum et de salix. Des partenaires privés nous ont aussi permis d'identifier des solutions innovantes qui pourraient déboucher sur des autorisations de mise sur le marché dans les années à venir » indique Eric Chantelot, Directeur du Pôle Rhône-Méditerranée de l’IFV et expert national Ecophyto.

Les chercheurs vont en plus étudier la microcapsulation du cuivre et une nouvelle méthode de pulvérisation. Pour détoxifier les sols, ils misent sur les plantes.

 

*Torres, l’Université de Lleida et le centre de recherches CREAF profitent de ce projet pour travailler sur la séquestration du carbone. Ils testent différents couverts végétaux composés de graminées et de légumineuses dans le vignoble bio des caves Jean Leon.

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VOS RÉACTIONS
Dado 83 Le 23 février 2021 à 21:31:38
Bonjour le bio n’est pas polluant, le cuivre est a utiliser de façon raisonné, il existe des préparations naturelles qui permettent de diminuer l’utilisation du cuivre. Le cuivre est moins toxique que beaucoup de spécialités conventionnelles qui occasionnent certains problèmes de santé.
Dominique Le 23 février 2021 à 18:27:28
Cher Viti Ca, vous devriez consulter le président du CIVB, qui vient de se notifier à l'agence bio pour engager sa conversion. Il vous expliquera sans doute votre erreur de jugement sur la bio. Et, vous savez, les néophytes sont souvent les plus exaltés !
Viti Ca Le 23 février 2021 à 14:01:54
Bonjour, Enfin on va finir par reconnaitre que le BIO est plus POLUANT y compris pour les sols que la culture conventionnel une bonne nouvelle affaire à suivre.
Vigne 85 Le 18 février 2021 à 09:09:50
Bonjour tout cela est bien mais j'ai un peu de vigne dèclarer service vignoble mais non reconnu pour avoir les produits pour traitement de la vigne part les services CAVAC et autrescomment je fais. Merci d'avance pour votre réponse
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