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Six pulvérisateurs homologués ZNT de qualité et bon marché

Les experts recommandent deux pulvérisateurs uniface et quatre modèles à flux tangentiel. Ces équipements deux fois moins chers que les face par face ou les panneaux récupérateurs réduisent bien la dérive sans trop modifier les chantiers de traitement.
Par Marion Bazireau Le 11 janvier 2021
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Six pulvérisateurs homologués ZNT de qualité et bon marché
Les experts en machinisme des Chambres d'agriculture, de l'IFV et de l'Inrae ont encouragé les constructeurs à concevoir des pulvérisateurs moins complexes, accessibles à moindre coût. - crédit photo : Caffini
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algré sa cinquantaine d’entrées, le tableau des pulvérisateurs reconnus par le ministère comme réduisant la dérive et éligibles aux aides FranceAgriMer, n’a longtemps comporté que des équipements très chers.

« En fait, avant la fin de l’année dernière, les viticulteurs n’avaient le choix qu’entre du face par face ou des panneaux récupérateurs vendus plus de 25 000€ » rappelle Renaud Cavalier, spécialiste de l’agroéquipement à la Chambre d’agriculture du Gard.

Voyant les problèmes arrivés, le conseiller et ses confrères de l’IFV et de l'Inrae ont poussé les constructeurs à concevoir des systèmes moins complexes, accessibles pour un tarif raisonnable.

Moins de 15 000€

En novembre, 17 modèles réduisant la dérive de 66% et permettant de traiter à 5 mètres des riverains ou des cours d’eau ont ainsi intégré la liste officielle. Renaud Cavalier en recommande particulièrement six, tous vendus moins de 15 000€. Il commence par les deux pulvérisateurs uniface à jet porté, l’Optimus Uniface de Hardi et le Rafal Uniface de Caffini. « Les constructeurs ont enlevé toutes les rampes pour ne laisser que les descentes classiques près de la cuve » explique-t-il.

Ils ressemblent à des aéroconvecteurs

« Ce qui fait qu’au premier abord ces systèmes ressemblent à des aéroconvecteurs, complète Adrien Vergès, ingénieur spécialiste de la pulvérisation à l’IFV. Mais contrairement à ces derniers ils permettent de mieux maitriser l’air émis et de régler la distance de pulvérisation pour se rapprocher de la végétation».

Selon cet expert, ces nouveaux pulvérisateurs font aussi bien que les face par face classiques en matière de dérive. « Le souci c’est qu’il faudrait passer tous les rangs pour retrouver une qualité d’application équivalente, faisant considérablement grimper le temps de chantier » prévient-il.

Pour Renaud Cavalier, si la pression sanitaire est modérée, les viticulteurs en conventionnel peuvent continuer à passer un rang sur deux lors qu’ils appliquent un anti-mildiou. « En revanche, mieux vaut en effet entrer systématiquement dans tous les rangs pour lutter contre l’oïdium. Même chose pour les viticulteurs en bio ».

Du tangentiel pour les vignes bien palisées

Le conseiller préconise également aux vignerons de pulvériser à un maximum de 40 cm de la végétation. Son collègue héraultais Christophe Auvergne donne le même conseil. « Ceux qui passent du pneumatique au jet porté doivent en plus faire attention au système de filtration, car les buses bougent plus facilement. Il faudra peut-être aussi qu’ils baissent le régime moteur pour que les produits phytos ne traversent pas la vigne. Comme les turbines de ces unifaces sont faites pour de plus gros appareils elles peuvent souffler trop d’air » avertit-il.

Les viticulteurs peuvent aussi opter pour un pulvérisateur à flux tangentiel et cage d’écureuil, « à condition que leurs vignes soient bien palissées car ils ne pourront pas orienter les buses comme sur le Caffini » insiste Renaud Cavalier.

Le pulvérisateur Weber, le S21 à flux non orientable, le Bio Air d’Ideal ou les modèles de Calvet offrent selon lui tous un bon rapport qualité/prix.

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