LE FIL

Bordeaux

Bernard Farges appelle chacun à être offensif

Mercredi 16 décembre 2020 par Marion Ivaldi

« La filière est encore très faiblement soutenue par le gouvernement, au regard de ce que d’autres secteurs de l’économie ont obtenu » a déploré le président Bernard Farges.
« La filière est encore très faiblement soutenue par le gouvernement, au regard de ce que d’autres secteurs de l’économie ont obtenu » a déploré le président Bernard Farges. - crédit photo : Alexandre Abellan
L’assemblée générale du CIVB s’est tenue le 14 décembre. Le président de l’interprofession bordelaise a tenu un discours optimiste et déterminé sans renier les difficultés que traverse le vignoble.

Chassons en meute et pas en ordre dispersé ! C’est le message du discours introductif de Bernard Farges, lors de l’Assemblée générale du CIVB qui s’est tenue le 14 décembre. « Soyons offensifs, soyons le tous, chacun dans nos entreprises, dans nos marchés, dans nos fonctions » a invité Bernard Farges. Cette impérieuse nécessité à avancer groupée est la clé de la réussite de la filière bordelaise à absorber les difficultés auxquelles elle est confrontée.

Loin de la sinistrose, le président a tenu à souligner les raisons de rester optimistes, à savoir la transformation qui s’opère dans le vignoble. A commencer par l’intégration des certifications environnementales dans les cahiers des charges de certaines AOP : Saint-Emilion, Bourg, Entre-deux-Mers, Pessac-Léognan se « positionnent désormais dans un cadre précis, pour réaliser leur ambition et amener tous leurs viticulteurs vers la certification qu’ils choisiront » a souligné le président.

Des projets novateurs

Mais c’est toute la dynamique de réflexion engagée par l’interprofession pour mener à bien une transformation en 2021 que le président a mis en exergue. Les sujets sont variés : RSE, commercialisation, offre, communication, marque, digital, gouvernance… Le président a promis un point sur ces travaux et des décisions pour le premier trimestre 2021.

Des évolutions qui pourront sans doute bénéficier des signaux faibles positifs venus de international. L’élection de Joe Biden pourrait permettre aux vins français de sortir de l’injustice des taxes punitives subie depuis plus d’un an. La reprise économique en Chine (marché tiers clé pour les vins de Bordeaux) est aussi un élément d’espoir. D’autant que les vins australiens, principaux concurrents des vins français en Chine, font l’objet de taxes importantes. Ce qui indéniablement va freiner leur développement.

Appel à un meilleur soutien de l’Etat

Les éléments favorables relance sont donc bien là. Reste à traverser la crise. Et sur ce point, Bernard Farges est revenu sur la nécessité des exploitations viticoles à recevoir un soutien de l’Etat. « La filière est encore très faiblement soutenue par le gouvernement, au regard de ce que d’autres secteurs de l’économie ont obtenu » a-t-il déploré. Il a aussi mis en garde sur l’amortissement sur 5 ans des Prêts Garantis par l’Etats qui, selon lui, sera trop lourd à supporter pour de nombreuses entreprises. « Nous devons pouvoir aller bien au-delà des 10 années d’amortissement » a-t-il indiqué. Il a enfin appelé à revoir la copie concernant le crédit d’impôt sur la HVE et la bio. Pour les entreprises qui souhaitent cumuler les deux certifications, « le crédit d’impôt doit être supérieur à la somme des deux quand il y a cumul ».

 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé