LE FIL

Intrants et climat

L'agroforesterie ne sauvera pas à elle seule la viticulture

Vendredi 11 décembre 2020 par Marion Bazireau

L’agroforesterie intraparcellaire concerne moins d’une centaine d’hectares de vigne en France.
Si des bosquets bien placés peuvent climatiser des parcelles, planter des arbres au milieu des vignes ne suffira pas à contrer le réchauffement climatique. L’agroforesterie n’a pas non plus assez d’impact sur la biodiversité pour éliminer tout recours aux produits phytosanitaires. C’est la conclusion du chercheur Thierry Dufourcq, pilote du projet Vitiforest.
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VOS RÉACTIONS
CognacXO Le 12 décembre 2020 à 01:08:02
Ah..L’agroforesterie...Le sujet du moment..qui prend de l’ampleur...Un coup de com’ du ministère de l’agriculture comme l’explique si bien Dominique dans son commentaire. il fallait quand même pas sortir de la cuisse de Jupiter pour avoir compris que l’agroforesterie intraparcellaire, ça ne changerait pas grand chose...ce n’est pas quelques arbres par ci, par là qui permettrait de sauver les vignobles français du réchauffement climatique. Car beaucoup de facteurs rentrent en ligne de mire: l’implantation de la parcelle, la variété des arbres utilisés, le type de sol, etc....mais surtout les objectifs de rendement... Car chez nous, à Cognac, les rendements à atteindre ne sont pas du tout les mêmes que dans les autres vignobles de France...on est plus près du 160 Hl/Ha que du 45 Hl/Ha...donc, qui dit planter des arbres ou des haies à proximité, voire dans les rangs de vignes, dit concurrence au niveau production...et la, effectivement, ça ne passe pas. On peut certainement revenir, comme le disent si bien M. Dufourcq et Dominique dans son commentaire, à un paysage de bocage autour des parcelles et en bordure de chemins, plus facile à mettre en œuvre et à entretenir, que des fruitiers en plein rang de vigne... D’autre part, il vaudrait mieux implanter des haies que des arbres de haut jet, car elles sont plus facile à entretenir rapidement - un coup de faucilleuse de chaque côté et le tour est joué... Au final, l’agroforesterie reste une solution marginale pour lutter contre le réchauffement climatique...et qui n’a de positif que de faire plaisir aux bobos, pour qu’ils voient que nous autres viticulteurs, nous faisons tout pour que les petits oiseaux chantent dans le bois ...
Dominique Le 11 décembre 2020 à 09:28:16
Il était évident, avant même ces mesures, que l'agroforesterie, sur une parcelle ou un domaine,ne peut pas peser significativement sur une évolution climatique de cette ampleur. L'agroforesterie n'a d'impact réel que si une région entière l'adopte. Il y a des décennies que des agronomes comme Dominique Soltner ( référence autrefois dans les écoles d'agros ) ont montré cela : l'influence de "la rugosité" du paysage, la nécessité de parcelles de 4 hectares maximum entourées de haies arbustives. A contrario, c'est bien la modification massive des paysages dans les années 60, par l'arrachage et le brûlage de centaines de milliers de kilomètres de talus, qui a contribué aux modifications des micro-climats régionaux. Des fonctionnaires de l'agriculture ont alors touché des primes pour mettre en place cet arrachage et promouvoir une agriculture "moderne", adaptée au machinisme. A l'époque, on avait déjà noté la recrudescence à suivre des inondations. Maintenant, nos paysages n'ont plus aucun effet tampon sur le climat. Il suffit de sortir de Bordeaux en direction de l'Espagne ( muni du ausweis, bien sûr...) pour voir des milliers d'hectares de sables morts, totalement dénudés ou au mieux couverts de grandes cultures sous quasi-hydroponie. Une telle agriculture, même bio, est un pur désastre climatique. Une étude Agreste montre que le linéaire de haies arbustives continue de décroître, en dépit des primes et de la communication faite autour. A noter aussi les études sur l'influence du paysage sur le régime des pluies. Le plan de Julien Denormandie sur les haies relève donc , comme toujours, d'une stratégie de communication, pas d'une action véritable. "Non significatif" : c'est le terme qui revient le plus dans les statistiques de vente du CIVB. Félicitations ! C'est très bien trouvé pour qualifier l'action de nos institutions viticoles et celle du ministère de l'agriculture.
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