LE FIL

Var

Diam finance la plus grosse plantation de chênes-lièges jamais réalisée en Provence

Jeudi 26 novembre 2020 par Marion Bazireau

Diam achète déjà à l’ASL Suberaie Varoise entre 100 et 150 tonnes de liège chaque année pour fabriquer des bouchons destinés à la filière vitivinicole de Provence.
Diam achète déjà à l’ASL Suberaie Varoise entre 100 et 150 tonnes de liège chaque année pour fabriquer des bouchons destinés à la filière vitivinicole de Provence. - crédit photo : Estandon
Le bouchonnier soutient l’opération « 1 million d’arbres » lancée par la région Provence Alpes Côte d’Azur. 3 252 chênes-lièges viennent d’être plantés sur 6 hectares de forêts gérées par des propriétaires privés.

Deuxième région la plus boisée de France, avec 1,6 million d’hectares, la Provence a fait du renouvellement de son patrimoine forestier une priorité. Pour lutter contre les incendies et favoriser la biodiversité, elle a lancé l’an dernier l’opération « 1 million d’arbres plantés d’ici 2021 ».

Une aubaine pour le leader mondial du bouchon technologique Diam, qui cherche à relancer la filière française du liège depuis 2012 en réalisant des achats dans les Pyrénées-Orientales, le Var, la Corse et les Landes. Ce mois de novembre, l’entreprise annonce ainsi s’être associée à « la plus grosse plantation de chênes-lièges jamais réalisée en Provence ».

Le bouchonnier vient en effet de financer à hauteur de 40% la plantation de 3 252 chênes-lièges issus de la pépinière du Luberon sur 6,4 hectares de forêts situées à Hyères, Vidauban, Ramatuelle et La Londe les Maures, appartenant à des membres de l’association syndicale libre de gestion forestière (ASL) de la Suberaie Varoise, qui rassemble 300 propriétaires.

Diam et la région vont désormais participer à leur entretien, estimé à 15 000 euros l’hectare les cinq premières années. « Le plant doit être surveillé pendant 5 ans : on doit débroussailler son environnement pour qu’il ne soit pas étouffé par le maquis et le tailler pour qu’il ne créé pas de branches basses. Il devient ensuite autonome » affirme Chloé Monta, Ingénieur forestière de l’ASL Suberaie Varoise.

Des bouchons dans 50 ans

Le bouchonnier ne pourra utiliser ce liège que dans 50 ans. « Il faudra attendre entre 25 et 30 ans avant de pouvoir lever la première couche de liège qui sera inutilisable dans l’industrie bouchonnière. Deux autres levées supplémentaires à intervalle de 12 à 15 ans seront encore nécessaires pour obtenir un liège apte à la fabrication de bouchons » indique Fabien Nguyen, responsable des achats de liège.

Diam travaille avec l’ASL Suberaie Varoise depuis 2014. « Nous luis achetons entre 100 et 150 tonnes de liège chaque année pour fabriquer des bouchons destinés à la filière vitivinicole de Provence. Et nous essayons chaque année d’augmenter les volumes de notre collaboration » précise Fabien Nguyen. C’est la moitié de la production varoise de chêne-liège.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé