LE FIL

Bernard Farges

Le vin de "Bordeaux aujourd’hui, c’est plus de respect de l’environnement"

Mardi 29 septembre 2020 par Alexandre Abellan

« Nous invitons toutes celles et tous ceux qui s’intéressent au sujet, sans a priori ou avec a priori d’ailleurs, à venir constater tout cela. Chers clients, journalistes, élus, consommateurs, voisins, citoyens, touristes, vous êtes les bienvenus ! » lance Bernard Farges dans son édito.
« Nous invitons toutes celles et tous ceux qui s’intéressent au sujet, sans a priori ou avec a priori d’ailleurs, à venir constater tout cela. Chers clients, journalistes, élus, consommateurs, voisins, citoyens, touristes, vous êtes les bienvenus ! » lance Bernard Farges dans son édito. - crédit photo : CIVB
Contre-attaque interne de l’interprofession girondine face aux critiques sur la certification Haute Valeur Environnementale se basant sur des analyses de résidus phytos.

« Bonnes analyses, mauvaises interprétations » s’intitule le dernier édito à destination de ses cotisants de Bernard Farges, le président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB). Après la médiatisation des 22 analyses de résidus phytos dans des vins labélisés Haute Valeur Environnementale (HVE) réalisées par l’association Alerte aux toxiques (menée par la militante antiphyto Valérie Murat), le président de l’interprofession girondine souligne que « l’interprétation des analyses faite par l’association est fausse et contestée par le laboratoire lui-même » (cliquer ici pour en savoir plus).

Se basant sur les précisions techniques du laboratoire languedocien Dubernet, Bernard Farges souligne que « ces analyses montrent avant tout une maîtrise parfaite de ces propriétés dans l’utilisation de produits tous homologués, maîtrise prouvée par des traces de résidus à des niveaux entre 25 et 5 000 fois inférieurs aux limites autorisées » (les Limites Maximales de Résidus, définies pour les raisins de cuve).

"Moins de produits de synthèse"

« Laissons à ce qu’elles sont ces actions portées par des associations et ne nous laissons pas entraîner dans des oppositions entre viticulteurs qui ne serviraient que nos détracteurs » tranche Bernard Farges, semblant dissiper toute menace de poursuite en diffamation à l’encontre de Valérie Murat, qui s’attaque à la certification HVE pour plaider pour un développement de la viticulture bio.

Renouant avec le souffle de ses annonces de 2016 sur « la diminution forte voire même la sortie de l’usage des pesticides » dans le vignoble girondin, Bernard Farges estime cet automne que « Bordeaux aujourd’hui, c’est un mouvement global vers encore plus de respect de l’environnement. C’est moins de produits de synthèse. C’est moins de surfaces désherbées. C’est plus de cuivre. C’est plus de soufre. C’est plus de biocontrôle. C’est plus de certifiés en bio, biodynamie, HVE, Terra Vitis. De nombreuses études l’ont déjà démontré, nous ne craignons pas la contradiction et nous pouvons revendiquer sans crainte nos résultats probants. »

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