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Cognac transatlantique
Camus mène son finish en bateau et sous les tropiques

A fond de cales puis dans les caraïbes, l'élevage de cette édition spéciale témoigne d'une volonté charentaise d'innover, tout en se rattachant aux traditions et à l'appellation.
Par Alexandre Abellan Le 23 septembre 2020
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Camus mène son finish en bateau et sous les tropiques
L’étiquette de cette édition limitée représente le port de La Rochelle et celui de Bridgetown. - crédit photo : Cognac Camus
A

ffichant une « double maturation océanique et tropicale », l’édition Camus Caribbean Expedition est un cognac revendiquant tout à la fois « un concept inédit de finition » et un retour à des pratiques historiques de transports par bateaux de fûts. Souhaitant renouer avec la « maturation en mer » des XVIII et XIXème siècles, la maison Camus a expérimenté un voyage transatlantique.

Dix tonneaux de 350 litres de Cognac de compte d’âge 3 ont été déposés fin novembre 2018 dans les cales du voilier De Gallant, et sont partis du port de la Rochelle pour rejoindre l’île de la Barbade. Réalisant le trajet en 45 jours, les fûts ont été débarqués le 12 janvier 2019 dans les chais de la rhumerie Foursquare, à Bridgetown, pour y être élevés un an de plus.

Profil atypique

Expérimentale, cette double maturation donne des profils d’eaux-de-vie très typiques, plus fruités et épicés, indique Camus. Ayant conservé un fût témoin dans ses chais charentais, la maison a réalisé une chromatographie comparative des lots : « les résultats de l’analyse montrent une contribution significative des tanins de bois, qui donnent une structure et une complexité plus grandes par rapport à une maturation égale en climat continental » indique la maison de Cognac*.

Limitée à 4 500 bouteilles numérotées, cette édition est mise en vente au prix de 109 euros cette fin septembre dans le réseau traditionnel.

 

* : Qui explique ces différences par « les secousses et vibrations continues du Cognac à l’intérieur des fûts » pendant le voyage (« accélérant ainsi l’extraction de composants aromatiques »), le passage par des zones chaudes (augmentant « l’oxydation avec la formation d’aldéhyde »)… Et l’élevage à la Barbade avec des températures et humidités élevées (« responsables de l’accélération des processus d’estérification normaux »).

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