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Dénomination complémentaire
Les Côtes de Provence affirment leur terroir avec Notre-Dame des Anges

La cinquième mention géographique de l'appellation provençale permet au vignoble d'affirmer ses spécificités locales. Avec la volonté d'en faire un levier de valorisation et de montée en gamme.
Par Alexandre Abellan Le 18 septembre 2020
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Les Côtes de Provence affirment leur terroir avec Notre-Dame des Anges
Cette dénomination s’étend sur les communes des Arcs, Carnoules, Taradeau, Vidauban, Le Cannet-des-Maures, La Garde-Freinet, Le Luc, Les Mayons, Gonfaron et Pignans. - crédit photo : Association des vignerons de Notre-Dame des Anges
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« Désolé, le rosé est un vin de terroir ! » lance Eric Pastorino, le président du syndicat viticole de l’appellation Côtes de Provence. Présentant officiellement la nouvelle Dénomination Géographique Complémentaire (DGC) Côtes de Provence Notre-Dame des Anges, le viticulteur varois, souligne l’aboutissement de plus de dix années de travail et de mobilisation des vignerons du secteur (réunis au sein de l’association des vignerons de Notre-Dame des Anges).

Validée par décret le premier août 2019, cette cinquième GDC* peut se décliner en rosé et rouge sur dix communes pour une surface potentielle de 273 hectares d’après l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO). « Ce territoire a des caractéristiques naturelles particulières, mais c’est un terroir au sens viticole du terme parce que la façon qu’ont les producteurs de le travailler se traduit dans les caractéristiques des vins » explique dans un communiqué Jean-Pierre Daziano, le président de la section Notre-Dame des Anges de l’AOC Côtes de Provence.

Identifier des terroirs

« Les DGC ont été initiées comme l’AOC Côtes de Provence représente une grande superficie. Nous souhaitons ainsi identifier des terroirs des rosés et mettre en exergue les rouges, souvent mis de côté » indique Eric Pastorino, qui relève parmi les caractéristiques de ce terroir « des terres rouges marquées et des schistes au pied du massif des Maures. Donnant une minéralité aux rosés et une fraîcheur aux rouges. »

Pas un vin de niche

A terme, cette DGC se déclinera en vins blancs. Mais le principal enjeu pour le syndicat viticole est de rendre visible cette dénomination. « Il ne faut pas que ce soit uniquement un produit de caveaux en volumes limités. Il faut que négoce ait accès à ces sélections de terroirs. C’est différenciant et cela soutient notre montée en gamme » soulige Eric Pastorino, qui affiche un moral optimiste malgré la crise du coronavirus.

« Nous ne nous plaignons pas, à la fin août nous enregistrons un retard de sorties de 7 à 8 % par rapport à l’an dernier (où les flux étaient tendus, sans stock). Nous avons eu la chance que les Français soient descendus dans le Sud cet été. Beaucoup envieraient nos résultats, mais nous restons prudents avec la remontée de l’épidémie : ça créé de l’incertitude » conclut le vigneron du Var.

 

* : Après Sainte-Victoire, Fréjus, La Londe et Pierrefeu.

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